Muriel Pénicaud et les licenciements Danone : 3 questions pour comprendre

Muriel Pénicaud et les licenciements Danone : 3 questions pour comprendre

Elle a réalisé une plus-value de 1,13 millions d'euros grâce à la vente, en 2013, de ses stock-options en profitant d'une annonce de suppression de postes au sein de l'entreprise française.

Plus que des accusations, la polémique - qui se transforme heure après heure en "affaire Pénicaud" - est utilisée par certains pour donner du poids à des propositions d'amendements. La transaction concernait 55 120 actions acquises pour 34,85 euros l'unité et revendues aussitôt 58,41 euros l'unité, au cours du marché. "J'ai été pendant 11 ans membre de comité exécutif dans deux grandes entreprises internationales", rappelle la ministre.

Encore des révélations qui tombent mal pour la ministre du Travail. Le plan social a servi à augmenter les marges déjà élevées du groupe et à doper les dividendes des actionnaires, qui ont bondi de 4,3 % à l'annonce du plan social.

Cependant quelques mois auparavant, le 19 février 2013, l'entreprise annonce la suppression de 900 emplois dont plus de 200 en Fance.

"Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique, et peut-être sur le plan juridique, car de par vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel", a-t-elle jugé.

Alors que la réforme du Code du Travail est lancée, les nuages s'accumulent pour Muriel Pénicaud.

Los Angeles fait un pas de plus vers 2028
Il a par ailleurs ajouté que sa ville allait clairement annoncer la semaine prochaine sa volonté, " à savoir si nous optons pour 2024 ou 2028 ".

Interrogée sur cette plus-value, Muriel Pénicaud a répondu dans une interview publiée dans le Figaro que "chacun a le droit d'avoir et d'exprimer son avis sur le niveau de rémunération et je ne rentrerai pas dans ce débat".

Ces parts, qui stagnent à une valeur de 52 euros l'unité avant cet événement, seront vendues à une soixantaine d'euros pièce. "De là à parler [de délit] d'initié, il n'y a qu'un pas à franchir".

Muriel Pénicaud a pu toutefois compter sur le soutien vendredi du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. "Je veux dire avec force qu'il s'agit d'une rémunération décidée des années avant le plan de départ volontaire".

Lors de l'examen d'un autre amendement sur les stock-options, le député LR Olivier Marleix a aussi évoqué "l'affaire révélée par L'Humanité", y voyant un "drame du pantouflage" et "le visage le plus odieux du capitalisme financier", estimant que les sujets "auraient dû figurer dans un texte".

Mais le plus embarrassant est sans doute la réponse faite le 12 juillet en présence de la ministre par le rapporteur de la loi travail bis, le député macroniste Laurent Pietraszewski, à un amendement de Sébastien Jumel (PCF).

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