E171 dans les sucreries : "L'absorption de ces nanoparticules n'est pas neutre"

E171 dans les sucreries :

Les concentrations varient cependant: elles représentent 12% des additifs présents dans les biscuits Napolitain de Lu, 20% dans les M&M's et 100% dans les desserts Monoprix Gourmet.

60 Millions de consommateurs " vient de mener une enquête portant sur la présence de nanoparticules dans les sucreries. Ces textes, qui enjoignent de signaler au consommateur la présence de nanoparticules dans un aliment en apposant sur son emballage la mention " nano " avant l'ingrédient qui le contient, peinent à être suivis d'effet. On le retrouve dans des bonbons, des produits chocolatés, biscuits et chewing-gums, ainsi que dans des compléments alimentaires. Le magazine s'inquiète notamment des effets sur la santé et déplore l'opacités des industriels, d'autant plus qu'une alerte avait déjà été lancée dans le passé par des ONG. Ils sont présents sous forme nano, c'est-à-dire à un milliardième de mètre.

Selon le magazine de défense des consommateurs, sur 18 produits sucrés testés, des nanoparticules de dioxyde de titane (additif E171) ont été retrouvées systématiquement.

Tour d'Espagne: Lutsenko en solo, Froome garde son maillot
Le Kazakhe Alexey Lutsenko s'est adjugé ce mercredi la 5e étape de la Vuelta en solitaire. Froome a augmenté son avance de deux secondes sur Tejay van Garderen à 10 secondes.

L'additif en question, le E171, est utilisé communément dans l'industrie agroalimentaire et cosmétique pour blanchir confiseries, plats préparés et même des dentifrices.

L'Anses [Agence nationale de Santé] a été saisie en janvier par les ministères de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture pour déterminer si ce produit "présente un éventuel danger pour les consommateurs", après la publication d'une étude de l'Inra concluant que l'exposition chronique au E171 favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat. "Lorsqu'une substance étrangère s'immisce au sein même d'une cellule, on peut évidemment supposer qu'il peut y avoir des dégâts, en tout cas un dérèglement de certaines de ces cellules", a expliqué à l'AFP Patricia Chairopoulos. "Je reproche aux industriels concernés, sinon de mentir, pour le moins de faire preuve de "manque de vigilance" et de "manque de rigueur".

Une évaluation par l'agence du cancer de l'OMS (Circ/Iarc) avait conduit à classer le dioxyde de titane comme cancérogène possible pour l'homme en cas d'exposition professionnelle par inhalation, avait toutefois rappelé l'Inra.

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