Manifestation à Charlottesville: une voiture percute des manifestants et tue une personne

Manifestation à Charlottesville: une voiture percute des manifestants et tue une personne

On ne connaît pas encore les détails concernant l'auteur de l'attentat, qui a été arrêté, mais l'on peut supposer provisoirement que les personnes visées étant les nationalistes, il s'agit d'un fasciste antifa ou d'un extrémiste de gauche. "Il n'y a pas de place en Amérique pour ce type de violences", avait dans un premier temps tweeté le président Donald Trump.

Dans un air chargé en gaz lacrymogène, les heurts opposant manifestants de la droite radicale et contre-manifestants se sont multipliés avant même le début prévu du rassemblement, avec des rixes, des jets de projectiles, des échanges de coups de bâton, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"La voiture a foncé sur eux à pleine allure avant de faire marche arrière", précise Philippe Randé sur Twitter.

Dans une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux, on voit une voiture de couleur sombre percuter violemment un autre véhicule par l'arrière, puis repartir vivement en marche arrière, au milieu des manifestants.

Les craintes de débordements plus graves étaient avivées par la présence d'armes portées ouvertement par les manifestants, ainsi que le permet la loi dans l'Etat de Virginie.

20h26: Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés après qu'un rassemblement de groupes d'extrême droite a été interdit par les autorités dans cette ville américaine de Virginie, ont relaté des témoins. Le gouverneur de la Virginie avait appelé vendredi les habitants à éviter de se rendre à ce rassemblement, pour lequel un détachement de la Garde nationale de l'Etat a été mis en alerte.

Nicolas Maduro veut discuter avec Donald Trump — Venezuela
Trump. "Les Etats-Unis se tiennent avec le peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime Maduro". Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice.

Peu avant 17h30 (heure française), les autorités de Charlottesville ont déclaré un état d'urgence localisé, une mesure permettant de mobiliser davantage de moyens policiers.

Des groupes de la droite radicale et identitaire américaine entendaient en effet dénoncer de façon unitaire le projet de Charlottesville de déboulonner dans ce jardin municipal la statue d'un général sudiste favorable à l'esclavagisme.

D'habitude relativement avare en commentaires publics, la Première dame des Etats-Unis, Melania Trump avait précédé son mari en condamnant le sectarisme.

Certains militants rassemblés, professant la suprématie de la race blanche, étant venus munis de drapeaux confédérés, un symbole considéré comme raciste par une bonne partie des Américains. "Rien de bon n'émerge de la violence", a-t-elle écrit sur Twitter.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. "Ce n'est pas Donald Trump, ce n'est pas Barack Obama, cela se passe depuis très longtemps", a-t-il assuré.

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