Nouvelle évacuation de campements de migrants Porte de la Chapelle — Paris

Nouvelle évacuation de campements de migrants Porte de la Chapelle — Paris

Depuis sa dernière évacuation début juillet, le campement de la Chapelle, au nord de Paris, s'était rempli de nouveaux visages.

Peu après six heures ce matin, 350 policiers rassemblaient les migrants présents, sac au dos ou petit sac de voyage avec eux, avant qu'ils ne soient évacués à bord d'une trentaine de bus. C'est la la 35e opération de ce genre en deux ans à Paris. Les lieux, d'où 2.800 personnes avaient déjà été évacuées le 7 juillet, avaient été rapidement réinvestis. Originaires essentiellement d'Afghanistan, du Soudan, de Somalie et d'Érythrée, ces migrants étaient installés dans des campements insalubres, à proximité du centre humanitaire, ouvert en novembre. Au total, 18 gymnases de région parisienne ont été mobilisés pour les accueillir. Certains se protégeaient de la pluie avec des draps ou des sacs plastiques.

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L'évaluation des réparations, inédite elle aussi, a été appréciée par la Fédération internationale des droits de l'Homme. Il s'agissait de la première fois qu'un homme était jugé à La Haye pour destruction de biens culturels.

En 2015, un référé (terme utilisé pour un rapport) de la Cour des comptes estimait que 96% des demandeurs d'asile déboutés en 2014 étaient cependant restés sur le territoire Français. "La même politique produit les mêmes effets ", a-t-il également déploré, jugeant que les campements évacués à La Chapelle allaient se reconstruire. "Là où on accueillait une centaine de migrants il y a quelques mois, on en accueille aujourd'hui 500", a-t-il accusé. Les personnes connues dans un autre Etat membre seront prises en charge temporairement le temps que soit organisé leur retour vers cet Etat membre, qui a seule vocation à instruire leur demande d'asile. "Les personnes déboutées du droit ou en situation irrégulière auront vocation à être reconduites à la frontière", ont détaillé dans un communiqué les préfectures de police et d'Île-de-France. Le gouvernement a présenté, mi-juillet, un "plan migrants " prévoyant plus de 12.000 places d'hébergement pour les réfugiés.

Des associations d'aide aux migrants ont exprimé leurs inquiétudes devant cette nouvelle volonté du gouvernement, notamment le fait de distinguer les réfugiés politiques des migrants économiques: "C'est très inquiétant, on se demande si ce "tri" ne va pas commencer avec cette évacuation", a déclaré le vice-président de l'association Utopia 56, Yann Manzi cité par l'AFP.

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