Emmanuel Macron veut supprimer les régimes spéciaux de retraite à la SNCF

Emmanuel Macron veut supprimer les régimes spéciaux de retraite à la SNCF

Dans le viseur du syndicaliste, qui s'est exprimé sur la chaîne de la TNT Public Sénat, le projet de suppression des régimes spéciaux de retraite à la SNCF.

Attention, réforme minée. Lors d'un entretien entre le chef de l'État et des cheminots relaté par Les Infos Le Mag, le magazine interne de la SNCF, Emmanuel Macron veut que l'entreprise aille "plus loin " sur les réformes, sur le statut, la mobilité et le régime de retraite.

Emmanuel Macron tempère toutefois: "Ce qui a été acquis dans les régimes passés reste acquis et vous cotisez à un nouveau régime".

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Tout reste possible pour atteindre la première place du groupe , tandis que les gabonais doivent encore affronter les maliens et les marocains en octobre.

En échange, il propose que l'Etat reprenne la dette de la SNCF et accentue les investissements publics vers l'entretien des lignes. La SNCF est plombée par sa dette: 7,9 milliards d'euros pour SNCF Mobilités, 44,9 millions pour SNCF Réseau. Je pense que c'est très important, parce que cela va redonner de la confiance dans le système", déclare Emmanuel Macron, évoquant un " top départ " de la réforme à la mi-2018 ou début 2019". Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a cependant modéré les propos du président sur ce dossier explosif des régimes spéciaux en particulier, assurant qu'il ne s'agissait que de "pistes de réflexion".

La réforme du régime spécial des cheminots fait partie de "l'ensemble du projet de réforme des retraites", qui fera l'objet "d'une loi cadre qui sera présentée à l'été 2018, avec une montée en puissance dans les 10 ans qui viennent", a-t-il ajouté. La ministre des Transports Élisabeth Borne a également souligné auprès de l'AFP qu'aucune décision n'avait été prise. Les Assises de la mobilité auront lieu d'ici deux semaines; une loi de programmation sera décidée au début de l'année prochaine. "Jouer avec ce type de sujets dans le contexte des ordonnances travail et de l'ouverture à la concurrence, c'est risqué", selon Roger Dillenseger. "On veut faire passer les cheminots pour des privilégiés", a-t-il déclaré. Une grenade dégoupillée qui pourrait exploser dès l'année prochaine.

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