Le Haut conseil des finances publiques favorable au budget 2018

Le Haut conseil des finances publiques favorable au budget 2018

Résultat: cette mesure, l'an prochain, "dégage [ra] un excédent de 3,7 milliards d'euros".

Le Haut conseil des finances publiques, qui avait accueilli avec scepticisme les prévisions du précédent gouvernement sur le déficit public, devrait recevoir favorablement le projet de loi de finances 2018, rapporte un article des Echos publié lundi. "Nous ne voulons pas une France mal gérée, nous voulons une France bien gérée parce que la dette est un poison pour les générations qui viennent", explique Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances. Auditionné devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, le président du HCFP, Didier Migaud, a reconnu que les économies n'étaient pour l'heure pas assez documentées pour qu'il se prononce sérieusement.

Cependant, s'il valide le budget pour 2018, la HCFP a quand même tenu à mettre le gouvernement en garde contre des "risques significatifs" sur la "réalisation des économies" que Bercy a promise. "Notre budget et notre politique, c'est celle de la feuille de paye", a ajouté Gérald Darmanin, en insistant sur la suppression progressive de la taxe d'habitation pour 80% des Français prévue d'ici 2020, avec une première baisse de 3 milliards d'euros l'an prochain. Le PLF, qui intègre des baisses de prélèvements et de dépenses conformes aux engagements d'Emmanuel Macron, s'inscrit dans une trajectoire compatible avec les engagements européens de la France.

Ligue des Champions : Le FC Porto corrige l'AS Monaco !
Plusieurs rencontres sont au programme dont un alléchant Monaco-FC Porto (le remake de la finale de 2004) ce mardi 26 septembre . Celui qui connait le mieux les deux équipes sur la pelouse, ancien joueur de Porto , iol défend désormais le maillot monégasque.

"Nous avons voulu protéger les plus modestes, protéger les plus fragiles", en favorisant "le pouvoir d'achat", a ajouté le ministre, rejetant les critiques formulées ces dernières semaines par une partie de la gauche et par plusieurs associations, qui ont dénoncé des "cadeaux fiscaux aux plus riches". Désireux de stimuler l'activité, le gouvernement a aussi annoncé de nombreuses réformes fiscales à vocation économique: transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière, instauration d'une "flat tax " de 30 % sur les revenus du capital ou baisse de l'impôt sur les sociétés (lire Le Télégramme du 25 septembre). Sur la méthode, le HCFP note même qu'"un effort visant à une budgétisation plus réaliste a été effectué sur le budget de l'État". Selon le gouvernement, le déficit public devrait refluer, l'an prochain, à 2,6 % du produit intérieur brut (PIB), après 2,9 % cette année.

"Nous baisserons les impôts à fin 2018 d'environ 10 milliards d'euros". La raison? Le montant de 10 milliards ne sera en effet atteint qu'à partir d'octobre, quand se réalisera le deuxième volet de la baisse des cotisations salariales, en compensation de la hausse de la CSG qui interviendra, elle, en une seule fois au 1er janvier. Le Haut Conseil rappelle d'ailleurs que "la prévision des recettes tirées des prélèvements obligatoires" est également "prudente". Preuve est que le gouvernement arrive difficilement à faire baisser la dépense publique.

Related Articles