L'ouverture de la PMA à toutes les femmes sera débattue en 2018

L'ouverture de la PMA à toutes les femmes sera débattue en 2018

Ce mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé que la procréation médicalement assistée (PMA) sera ouverte à toutes les femmes à partir de 2018. Une mesure de "justice sociale " qui mettrait fin à "une forme de discrimination à l'égard des femmes lesbiennes et célibataires ", selon la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité hommes / femmes.

Sans vouloir "préjuger du débat parlementaire" qui suivra, Mme Schiappa a confirmé que le gouvernement proposerait à ce moment-là "d'ouvrir la PMA à toutes les femmes".

Le gouvernement Macron a donné le feu vert à l'extension de la PMA gratuite, jusqu'à maintenant réservée aux couples hétérosexuels, à toutes les femmes, homosexuelles ou vivant seules.

C'était une promesse emblématique d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Elle avait également évoqué une discussion en 2018, lors des états généraux de la bioéthique. Il avait toutefois ajouté attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) pour " construire un consensus le plus large possible ".

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Selon le JDD , ce rapport s'appuie sur " de nouveaux regroupements et sur des témoignages oubliés exhumés du dossier judiciaire ". A l'époque des faits, l'adolescente avait dans un premier temps accusé son beau-frère avant de se rétracter .

En France, les lois de bioéthique couvrent des sujets aussi variés que la PMA, le diagnostic prénatal, le don d'ovocytes, la recherche sur l'embryon...

Même si le CCNE s'est prononcé en faveur de la PMA pour toutes (tout en présentant en son sein des dissensions et tout en reconnaissant le caractère complexe et délicat de cette question; notamment en ce qui concerne la question de la prise en charge), il est fort probable que le débat ne sera pas totalement serein. En effet, plus d'un quart de ses membres ont émis un avis défavorable à cette évolution, jugeant dangereux "d'institutionnaliser, d'organiser en toute connaissance de cause des naissances sans pères". Le débat pour créer une nouvelle loi aura lieu dans le cadre de la révision des lois bioéthiques.

Pour l'instant, la proposition de loi doit encore être approuvée par le parlement.

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