Pour Aubry, " Macron reprend les recettes du Medef des années 80 "

Pour Aubry,

Martine Aubry parle. Et, comme souvent, "la dame des 35 heures" flingue. Pas vraiment adepte des concepts de "modernitude" en tout genre, l'ancienne secrétaire national du PS estime au contraire que "la modernité, ce n'est pas de précariser, de revenir sur des droits (...), c'est la recherche, la créativité, c'est la formation". Elle était invitée sur France inter ce mercredi pour délivrer son diagnostic sur ce début de quinquennat. "Aujourd'hui, on y voit clair sur le mauvais départ du président de la République et de son gouvernement". "D'ailleurs, les Français le jugent sévèrement et je crois qu'ils ont raison".

Pour Martine Aubry, " aucune des priorités de la France aujourd'hui - emploi, pouvoir d'achat et croissance - n'est traitée. "On dit que je l'ai formée, moi je la trouve bien déformée", grince la maire de Lille.

"Le président ne me paraît pas connaître la réalité de ce que vivent les gens dans l'entreprise " a encore asséné l'ancienne ministre ajoutant: "Il reprend les recettes des années 80 du Medef". "Croire que c'est en précarisant les salariés, en contournant les syndicats (.) qu'on rendra les entreprises compétitives, c'est une vision du passé", martèle l'élue.

Poutine pense dominer le monde en maîtrisant l'intelligence artificielle
Des propos qui, dans la bouche d'une personnalité comme Vladimir Poutine , résonnent forcément avec une certaine force. L'intelligence artificielle est l'avenir, non seulement pour la Russie, mais pour toute l'humanité.

Mais c'est sur la réforme du code du Travail qu'elle se montre la plus sévère. "On pourra se faire succéder les CDD autant de fois qu'on veut, sur les délais qu'on veut, on pourra licencier avec un motif économique absolument incontrôlable - ça améliore la compétitivité de l'entreprise -, on pourra délocaliser", puisque ne sera prise en compte que la situation d'un groupe "en France, et pas à l'étranger". "Le 12 je verrai si j'y vais, pas le 23".

Pour Martine Aubry, Emmanuel Macron et le gouvernement d'Edouard Philippe ont fait "un mauvais départ" que traduisent les sondages. La maire de Lille "regrette profondément qu'il n'y ait pas d'unité syndicale" pour la première journée. Pire, à ses yeux, ils ne veulent "pas réunir la gauche" mais "être les seuls à porter la contestation".

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