Siemens opte pour Alstom et non Bombardier — Secteur ferroviaire

Siemens opte pour Alstom et non Bombardier — Secteur ferroviaire

Le consortium allemand apportera ses activités ferroviaires et recevra en échange la moitié du capital d'Alstom.

L'Etat français est actuellement actionnaire d'Alstom via des actions (représentant 20% du capital) prêtées par le groupe diversifié Bouygues, mais il a prévu de mettre fin à ce prêt et ne pas exercer l'option d'achat dont il disposait jusqu'au 17 octobre 2017. Selon le quotidien, un conseil d'administration d'Alstom est prévu ce jour-là et l'hypothèse d'un rapprochement entre les deux groupes "bénéficie du soutien des pouvoirs publics français". "Nous sommes un client majeur de Siemens-Alstom", a souligné M. Le Maire.

Pour Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort, "dans une compétition ferroviaire mondiale féroce, le temps est au rapprochement pour que les entreprises du rail aient une taille critique pour affronter la concurrence. Le rôle de l'Etat est d'être acteur", a-t-il plaidé devant des journalistes en filant la métaphore ferroviaire.

"Un émissaire" de Paris a récemment rencontré la chancelière allemande Angela Merkel sur ce sujet, qui briguera le dimanche 24 septembre un quatrième mandat et lui aurait donné "son feu vert pour approfondir le dossier", indiquent Les Echos.

En matière d'emploi, "nous avons des garanties (.) que j'irai expliquer demain (vendredi) à Valenciennes", a-t-il annoncé. Face aux 24 milliards de chiffre d'affaires du géan chinois, nous devons être unis. " A gauche, le dirigeant de la France Insoumise (FI) Jean-Luc Mélenchon dénonce plus largement " le projet européen de Macron (qui) consiste à défaire la France pour faire une Europe de pièces et de morceaux collés en tous sens. "Si certains n'avaient pas eu le courage d'unir nos forces par le passé, il n'y aurait pas Airbus pour faire face à Boeing", affirme Bruno Le Maire. Pour Daniel Dreger de la CGT: "Les garanties, c'est vite changé". "Mais on est inquiets, car il y aura nécessairement des synergies et donc malheureusement de la casse sociale à moyen terme".

Trois gardes israéliens tués par un Palestinien — Tension en Cisjordanie
La police a renforcé les mesures de sécurité autour de la colonie mais aussi dans Jérusalem. Il n'était donc pas considéré comme dangereux par les agences de sécurité israéliennes.

Des arguments relayés par plusieurs responsables politiques.

Outre-Rhin, c'est surtout un possible rapprochement de Siemens avec le canadien Bombardier, dont l'activité ferroviaire est très implantée en Allemagne, qui faisait redouter des suppressions d'emplois.

La fusion va permettre la création d'un "champion européen de la mobilité", peut-on lire dans un communiqué. "Là, il se lave les mains", s'est étranglé le patron de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand sur LCI.

Le groupe parlementaire France insoumise a invité dans un communiqué "les autres groupes parlementaires à se joindre à lui pour demander une commission d'enquête " dans un communiqué, regrettant que l'État "s'apprête aujourd'hui à offrir le savoir-faire ferroviaire français au pavillon allemand " alors qu'il "menace de céder le contrôle du chantier naval STX ".

Un scénario que n'exclut pas le ministre de l'Economie: "Dans un jeu de puissances à trois, il est bon d'être l'un des deux".

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