Assises. Climat tendu à l'ouverture du procès du frère de Mohamed Merah

Assises. Climat tendu à l'ouverture du procès du frère de Mohamed Merah

Un commissaire de police a suscité l'émoi au procès du frère de Mohammed Merah en affirmant que le tueur avait "commis seul ses crimes" en mars 2012 dans le sud de la France. Un contexte pour le moins délicat au lendemain de l'attentat de Marseille, revendiqué par l'État Islamique, où un homme a tué deux personnes à l'arme blanche dans la gare Saint-Charles.

Le FC Barcelone en grève ce mardi
Beaucoup de monuments et sites touristiques de Barcelone, comme la Sagrada Familia, n'ont pas ouvert leurs portes. Des slogans ont été scandés contre les forces de l'ordre aux cris de " dehors police nationale ".

Au nom du jihad, Mohamed Merah avait tué trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive, entre le 11 et le 19 mars 2012, avant d'être tué, dans son appartement, après 32 heures de siège suivies par les médias du monde entier. "En parlant d'un loup solitaire, vous porterez peut-être la responsabilité de l'acquittement des deux accusés dans le box", a lancé l'un des avocats des parties civiles au témoin. A cette question, Abdelkader Merah a répondu qu'il conteste "tous les faits qui (lui) sont reprochés sauf d'avoir été présent le jour du vol du scooter, mais pas d'y avoir participé". Fettah Malki, un délinquant toulousain, est lui renvoyé pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, pour lui avoir fourni un pistolet mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles. Le militaire a ensuite évoqué l'attaque de Mohammed Merah, le décrivant comme un "lâche". Abdelkader était poursuivi par les renseignements pour sa proximité avec les membres de la mouvance islamiste et les frères Clain. Abdelkader Merah risque la réclusion criminelle à perpétuité, Malki, vingt ans de prison.

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