Coup de théâtre dans l'affaire Fiona : le procès renvoyé en janvier

Coup de théâtre dans l'affaire Fiona : le procès renvoyé en janvier

Me Renaud Portejoie, qui défend Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, dont la famille et l'enfant sont à Perpignan, et Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf, son beau-père, avaient quitté le procès vendredi après-midi, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par une avocate de la partie civile, Me Marie Grimaud.

"La prise d'otages a fonctionné!", peste Marie Grimaud sur les marches du palais de justice du Puy-en-Velay. Les avocats des parties civiles dans leur majorité s'opposaient à ce renvoi, tout comme l'avocat général mais la cour est finalement allée dans le sens de la demande de la défense. Et c'est le cabinet Portejoie qui assistait le couple Cécile Bourgeon-Berkane Makhlouf.

De retour devant la cour d'assises, ce lundi matin, ils ont déposé, dès la reprise de l'audience, à 9 heures, des écritures, demandant, sans que cela constitue une réelle surprise, le renvoi du procès. Ce lundi 16 octobre, la Cour d'appel de Haute-Loire a ordonné le renvoi du procès de Cécile Bourgeon et de Berkhane Maklouf au mois de janvier prochain. Elle expliquait que l'homme avait été assisté par Me Khanifar, actuel avocat de Berkane Makhlouf, lors d'une garde à vue au tout début de l'affaire.

Nouveau scandale lié à l'automobile — Kobe Steel
Nous sommes déterminés à agir rapidement et de manière appropriée " si de tels cas viennent à se présenter, a-t-il assuré. Le groupe Kobe Steel a mandaté un cabinet juridique externe pour faire toute la lumière sur ces mauvaises pratiques.

Ils ont notamment évoqué le fait que "la sérenité des débats n'est plus assurée" et que "le procès ne peut plus se dérouler dans des conditions d'impartialité".

Le troisième acte de "l'affaire Fiona" se jouera le 29 janvier 2018 devant la cour d'assises de Haute-Loire.

"Il ne s'agit pas d'un coup, il s'agit d'une atteinte extrêmement grave à notre probité que nous avons fait sanctionner". De leur côté, les parties civiles ont fait part de leur "écœurement" après une décision qui donne selon eux "une image pitoyable" de la justice. "Je ne comprends pas cette décision, j'estime que nous sommes en plein déni de justice". "Cette petite Fiona elle a le droit à une parole, il s'avère qu'en ma qualité d'avocate d'association je représente cette parole-là et il est hors de question que je ne sois pas là" insiste-t-elle. Pour Me Fribourg, avocat du père de Fiona, Nicolas Chafoulais, "c'est un nouveau coup qui lui est porté". A cette date, Cécile Bourgeon, qui avait été acquittée des coups mortels en première instance et condamné à cinq ans de prison pour les délits, aurait pu comparaître libre.

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