Emmanuel Macron : des ordonnances pour relever les revenus des agriculteurs

Emmanuel Macron : des ordonnances pour relever les revenus des agriculteurs

Emmanuel Macron veut initier une petite révolution dans le secteur agricole, dont l'ambition est de trouver les moyens de mettre un terme à la paupérisation de la profession, tout en répondant à la forte nécessité de transformation pour répondre aux attentes sociétales et environnementales. Cela implique des modifications dans la loi, ce qui sera fait dès le premier semestre 2018, a-t-il annoncé, quitte à passer de nouveau par des ordonnances.

Au cours d'une longue intervention de plus d'une heure le 11 octobre au marché de Rungis, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la promulgation d'une loi issue des EGA qui pourrait être sous forme d'ordonnance.

"En annonçant qu'il était favorable au relèvement du seuil de revente à perte sur les seuls produits alimentaires et selon les filières, Macron a dû décevoir pas mal d'actionnaires de nos concurrents ou des multinationales", a-t-il ajouté. "Nous modifierons la loi pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production". Il tape du poing sur la table envers les distributeurs et aimerait les voir participer à ce travail tout comme les industriels. Elle est cependant circonscrite aux produits alimentaires.

Dans leur ligne de mire: le projet porté par la Fédération du commerce et de la distribution et les grands industriels de relever de 15 % le " seuil de revente à perte " (SRP) [le prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre]. Ainsi, il renouvelle son engagement électoral " d'atteindre 50% de produits bio ou locaux en restauration collective d'ici 2022 ". Ce changement de paradigme passe par un "arrêt" de certaines productions, qui ne correspondent plus au goût des consommateurs et ne s'inscrivent pas dans la concurrence internationale.

Le vote se fera, malgré le retrait d'Odinga selon Uhuru Kenyatta
L'opposition réclamait notamment l'éviction de plusieurs de ses responsables qu'elle accusait d'avoir couvert les irrégularités qui ont conduit à l'invalidation du scrutin du 8 août.

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a apprécié mercredi la compréhension par Emmanuel Macron des " enjeux " pesant sur l'agriculture française, tout en souhaitant des " clarifications " sur les engagements pris par le président. À l'adresse des associations de consommateurs, il a affirmé que le Ceta, l'accord de libre échange conclu entre l'UE et le Canada et entré provisoirement en application le 21 septembre, respectera les normes européennes de santé et d'environnement.

M. Macron devrait également demander plus de transparence aux coopératives dans la répartition de la valeur, alors que ces acteurs du monde agricole ont été accusés d'opacité par leurs adhérents.

Partir des coûts de production, c'est justement l'une des demandes des éleveurs.

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