L'ex-ministre Laurent Fabius prochainement entendu — Lafarge en Syrie

L'ex-ministre Laurent Fabius prochainement entendu — Lafarge en Syrie

Le cimentier est soupçonné d'avoir financé indirectement des organisations jihadistes dont l'État islamique, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, sa cimenterie de Jalabiya, au nord de la Syrie. En septembre 2014, l'EI s'était finalement emparé du site.

Selon une information France Info, serait dans le viseur de L'ONG Sherpa qui défend les intérêts des anciens salariés syriens du cimentier Lafarge demande à ce que Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères sous le quinquennat de François Hollande, soit entendu par la justice. L'ONG qu'elle représente, qui se porte partie civile, a déposé une demande officielle, cette semaine, auprès des juges d'instruction du tribunal de Paris.

L'affaire de corruption et de mise en danger de la vie d'autrui qui touche la filiale syrienne de Lafarge pourrait-elle remonter jusqu'à l'ancien gouvernement? Au total, onze anciens salariés ont saisi la justice. L'association anticorruption a donc demandé mercredi que l'actuel président du Conseil constitutionnel et deux anciens ambassadeurs de France en Syrie, Eric Chevallier et Franck Gellet, soient entendus par la justice.

Bats avait donné le bon tuyau à Fekir pour le coup franc
L'OL a crucifié l'AS Monaco sur un coup franc signé Nabil Fekir ce vendredi, en ouverture de la 9 journée de Ligue 1 (3-2). Les Lyonnais remontent à la 3e place du classement avant les autres matchs du week-end.

A ce jour, quatre anciens employés syriens ont été entendus par les magistrats instructeurs.

Sherpa souhaite notamment établir si le ministère des Affaires étrangères français était au courant de ces arrangements et a encouragé Lafarge à maintenir ses activités dans une Syrie en guerre, comme l'ont laissé entendre plusieurs cadres du groupe interrogés dans une procédure parallèle. "Le Quai d'Orsay dit qu'il faut tenir, que ça va se régler", affirme-t-il. Le ministère des affaires étrangères aurait "alerté le groupe Lafarge sur les risques encourus à rester en Syrie". Certains ajoutent même que la diplomatie française a poussé Lafarge à rester en Syrie. "Tous les six mois, on allait voir le Quai d'Orsay, qui nous poussait à rester". Le dossier a été confié en juin à trois juges d'instruction. "Mais il est pour l'instant difficile de faire venir les autres pour des questions financières et de visas", a déploré Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux au sein de l'ONG. "Nous avons déposé plainte avec onze salariés syriens".

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