Paul Biya condamne les violences anglophones — Cameroun

Paul Biya condamne les violences anglophones — Cameroun

Les séparatistes anglophones ont choisi le 1er octobre, jour de la réunification officielle des parties anglophone et francophone du Cameroun, en 1961, pour proclamer unilatéralement cette indépendance.

Plusieurs personnes ont été admises à l'hôpital de Bamenda dimanche après les affrontements entre les manifestants et la police, selon une source médicale. Par ailleurs, trois prisonniers d'une prison de la ville de Kumbo - qui voulaient profiter de la situation pour s'échapper - ont été abattus par des gardiens dimanche.

Après la formation d'un gouvernement, l'annonce de la création d'un groupe armé et le lancement d'une chaîne de télévision, les indépendantistes anglophones proposent désormais sur les réseaux sociaux un hymne national de l'Ambazonie. Elle s'est intensifiée ces dernières semaines avec la volonté de symboliser l'indépendance des régions anglophones.

Catalogne: jour J pour le bras de fer autour du référendum interdit
Le ministère de l'Intérieur a de son côté diffusé plusieurs vidéos de manifestants lançant des pierres sur les forces de l'ordre. Mais les Catalans souhaitent majoritairement, à plus de 70%, un référendum d'autodétermination légal et accordé avec l'Etat.

Alors que les mesures restrictives imposées par le gouvernement pour le week-end - dont une interdiction de se déplacer - prenaient fin lundi matin à 07H00 GMT, la circulation était toujours bloquée dans la matinée entre Buea et Douala.

Dans le même ordre d'idées, "Radio Equinoxe" fait état d'au moins quinze barrages tous les kilomètres dans les villes des régions anglophones, les personnes sont fouillées, les églises n'ont pas ouverts leurs portes, les édifices publiques gardées par les Bataillons d'interventions armées (BIR). Depuis le mois de novembre de l'année 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22.000.000 de Camerounais, proteste contre ce qu'elle appelle sa "marginalisation". Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé.

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