Automédication : sans ordonnance ne veut pas dire sans risque

Automédication : sans ordonnance ne veut pas dire sans risque

Mais pour 60 millions de consommateurs, près de la moitié de ces médicaments devraient être interdits.

Un tiers des médicaments analysés a été classé dans une catégorie baptisée " faute de mieux ".

Cette étude a été menée sous la direction du professeur Jean-Paul Giroud, membre de l'Académie de médecine, et de la pharmacienne Hélène Berthelot. Une substance vasoconstrictrice, la pseudoéphédrine, présente dans ces médicaments contracte les vaisseaux sanguins, ce qui augmente le diamètre des cavités nasales afin de décongestionner les nez bouchés. Notre bon vieux Vicks Vaporub en fait partie, tout comme le Gaviscon (anti-reflux), l'Imodiumcaps (anti-diarrhéique), le Forlax (anti-constipation), le Maalox sans sucre (contre les douleurs gastriques) et le Xolaam, son jumeau méconnu (mais pas diabolique) qui est vendu 2 fois moins cher.

Parmi les 62 médicaments pris en compte, environ un sur deux, soit 28 d'entre eux, est "à proscrire". Leur rapport bénéfice/risque est défavorable en automédication.

Un déraillement de train fait de nombreux morts
Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants coincés encore dans les wagons. Le provisoire bilan publié fait état d'une trentaine de morts et de nombreux blessés.

Pour les médicaments destinés à soulager la toux, le bilan de 60 Millions de consommateur n'est guère mieux, avec seulement un médicament à privilégier et 60% à proscrire. L'aspect néfaste de ces produits réside dans le fait qu'ils cumulent plusieurs composés actifs - un vasoconstricteur (contre le nez bouché), un antihistaminique (contre le nez qui coule) et du paracétamol ou de l'ibuprofène (contre le mal de tête). Ces " tout-en-un " combinent les risques de surdosage et d'effets secondaires graves. Ils augmenteraient les risques de développer des accidents cardio-vasculaires, des allergies ou encore des hémorragies digestives, sans résultat d'efficacité garanti. "C'est l'hécatombe par rapport à l'étude que nous avions réalisée en 2015, où il y avait 35 % de médicaments à privilégier et "seulement" 50 % à proscrire", écrit la revue. La raison? Depuis le mois de juillet, les sirops ou comprimés à base de dextrométhorphane (une substance efficace pour combattre les toux sèches) ne sont plus accessibles sans ordonnance, suite à quelques débordements de la part d'ados. "De toute façon, la durée d'utilisation doit être courte", souligne le Pr Giroud. Plus de 55 % des médicaments ont carrément une "efficacité zéro" très discutable.

Autre exemple évoqué par 60 millions de consommateurs, les risques de la consommation de pastilles pour la toux.

[Mis à jour le 14 novembre 2017 à 11h54] Et si les laboratoires pharmaceutiques ne donnaient pas toutes les informations utiles sur leurs médicaments stars de l'automédication dans leurs récurrentes campagne de publicité?

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