Le président catalan destitué Carles Puigdemont s'est rendu à la police belge

Le président catalan destitué Carles Puigdemont s'est rendu à la police belge

L'ancien chef de l'exécutif catalan, Carles Puigdemont, a annoncé sa volonté de coopérer avec la justice belge du fait du mandat d'arrêt européen lancé auparavant contre lui par Madrid. Une décision est donc en principe prise en deuxième instance dans les 30 jours. Ils seront auditionnés par un juge d'instruction belge "dans le courant de l'après-midi", a annoncé le porte-parole.

Le président démis de la Catalogne Carles Puigdemont et les quatre autres ministres recherchés par l'Espagne se sont présentés dimanche matin à la police judiciaire fédérale de Bruxelles et ont été privés de liberté à 9h17, a indiqué le porte-parole du parquet de Bruxelles Gilles Dejemeppe. "Ils ont honoré ce rendez-vous", a-t-il ajouté. Ils ont été officiellement notifié de ces mandats, qu'ils ont pu consulter avec leurs avocats.

"Je vais aller à la justice mais à la vraie justice", avait déclaré Carles Puigdemont lors d'un entretien à la télévision publique belge RTBF, se disant à la disposition des magistrats belges. Il peut décider de ne pas délivrer de mandat d'arrêt ou de le délivrer tout en libérant les intéressés sous certaines conditions.

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"Les autorités judiciaires belges pourraient refuser la remise de M. Puigdemont s'il y a des risques avérés et sérieux des droits fondamentaux s'il est remis à l'Espagne et si les autorités judiciaires belges considèrent que les faits qui sont reprochés à Puigdemont ne sont pas des infractions pénales en droit belge", explique de son côté Anne Weyembergh, président de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles (ULB).

Les cas de refus sont toutefois rares, selon plusieurs avocats interrogés par l'AFP.

La justice espagnole recherche M. Puigdemont et quatre membres de son gouvernement déchu pour rébellion, sédition et détournements de fonds publics. Il a par ailleurs insisté pour obtenir de Madrid "l'engagement que le résultat de ces élections (sera) respecté". Le délai pour déclarer les coalitions expire le mardi 7 novembre. Les pertes du PDeCat et du petit parti indépendantiste d'extrême gauche la CUP seraient telles que les séparatistes perdraient la majorité absolue au parlement.

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