Edouard Philippe assume son vol retour à 350 000 €

Edouard Philippe assume son vol retour à 350 000 €

Le vol Tokyo-Paris emprunté dans la nuit du 5 au 6 décembre par Edouard Philippe pour un montant annoncé de 350.000 euros aurait en réalité coûté bien plus: 480.000 euros.

Expliquer pour tenter d'éteindre la polémique.

Ca fait (encore plus) cher.

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L'arbitrage a été annulé au civil et Bernard Tapie, qui a révélé en novembre dernier souffrir d'un cancer de l'estomac, a été condamné à rembourser les sommes versées.

C'est M6 qui y a pensé: si Edouard Philippe et son équipe ont choisi de prendre un avion d'un loueur privé pour rentrer plus vite de Tokyo, qu'ont-ils fait de l'A340 de l'armée dans lequel ils ont voyagé jusque-là? Engendrant donc les coûts inhérents à ce type de vol, sauf qu'il se déplaçait quasiment à vide, rapporte encore la chaîne. Coût de l'opération: 350.000 euros supplémentaires. Si l'on s'en réfère au comparateur Skyscanner, une place dans un vol du dimanche Tokyo-Paris, en Première, coûte entre 8600 euros chez Air France et 12.600 euros chez Japan Airlines. "Au total, le coût des vols pour ce déplacement ministériel a coûté 30% moins cher pour l'Etat que le dernier voyage similaire en Nouvelle-Calédonie" de Manuel Valls en 2016, avait pourtant expliqué Edouard Philippe en gage de rigueur budgétaire. "Je reconnais que les sommes, dès qu'on parle des déplacements du Premier ministre ou du Président, sont toujours impressionnantes", a-t-il admis.

Dès mercredi matin, plusieurs responsables d'En Marche ont tenté de justifier cette grosse facture. Le Premier ministre a quitté ce mercredi 20 décembre Tokyo pour la ville de Paris. Matignon y précisait avoir dû affréter ce vol pour deux raisons: l'inconfort d'un avion militaire qui "ne sert pas en temps normal à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long courrier et de nuit"; et "les deux heures ont permis au Premier ministre de revenir 'dans les temps impartis', alors qu'Emmanuel Macron s'apprêtait à décoller pour l'Algérie et qu'un Conseil de Défense était prévu à l'Elysée à 08h". Edouard Philippe "assume complètement", affirme-t-il ce matin sur RTL. La règle, c'est que dans toute la mesure du possible on essaie de faire en sorte que le Premier ministre ou le président de la République soit sur le territoire national. Il fallait que le Premier ministre rentre à Paris car le président de la République s'en allait. Se comparer à Manuel Valls et à un voyage précédent en Océanie pour tenter de noyer le feu nourri des critiques relève de la faute de goût quand on répète à longueur de semaines vouloir se tourner vers l'avenir. Et dont l'auteur était...

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