La décision de Donald Trump fait réagir — Jérusalem

La décision de Donald Trump fait réagir — Jérusalem

Faisant suite à sa promesse de campagne, Donald Trump a reconnu officiellement Jérusalem comme la capitale de l'Etat d'Israël et annoncé que l'ambassade américaine, installée jusque-là à Tel-Aviv, y serait transférée dans les meilleurs délais, sans toutefois indiquer de date précise. Paris et Londres ont désapprouvé la décision de Donald Trump, tout comme Moscou, Bruxelles et Ankara, tandis qu'Angela Merkel, la chancelière allemande se contentait de "ne pas l'approuver ".

Sans être pour l'instant massive dans les Territoires palestiniens ou le monde musulman, cette protestation nourrit la crainte de la communauté internationale que M. Trump ait ouvert la boîte de Pandore tant Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel. Elle entraînera une aggravation des tensions dont les populations paieront les conséquences.

"Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il martelé, s'efforçant d'adopter une tonalité conciliante après cette décision extrêmement controversée. Fera-t-il de la France le nouvel arbitre de paix? Il a indiqué qu'il enverrait le vice-président Mike Pence dans la région dans les jours à venir.

Israël a pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem aux dépens de la Jordanie (les deux pays sont frontaliers) pendant la guerre de 1967 et l'a ensuite annexée. Il est inconcevable pour ces derniers qu'une éventuelle solution à deux Etats coexistant pacifiquement ne prévoie pas que Jérusalem-Est soit la capitale de leur patrie.

La spéciale Johnny Hallyday profite à TF 1
Les chaînes d'information ont bousculé leurs grilles pour l'hommage à Johnny Hallyday . La chaîne publique a poursuivi son hommage au chanteur avec La France rock n'roll .

Quasiment 30 ans jour pour jour après le début de la première Intifada, la décision de Donald Trump pourrait de nouveau embraser le Proche-Orient. Eliot Engel, de la commission des Affaires étrangères, souligne que Jérusalem accueille déjà le gouvernement israélien, et que la déclaration américaine ne fait que "corriger une indignité qui dure depuis des décennies". Israël proclame tout Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible". Dans la matinée du 7 décembre, des centaines d'élèves de différentes villes notamment Tunis, Meknassy, Chebba et Kasserine, ont manifesté dans les établissements scolaires, d'autres ont effectué des marches en scandant "Al-Qods capitale de la Palestine".

Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale s'est gardée de reconnaître Jérusalem comme capitale. Chaque président avait jusqu'à présent demandé une exemption tous les six mois. Environ 1500 personnes se sont rassemblées près du Bosphore, à l'extérieur de l'enceinte diplomatique américaine très protégée.

C'est "l'arrêt de mort du projet de règlement au Proche-Orient", a réagi dans un communiqué le Djihad islamique, deuxième formation islamiste palestinienne, moins véhément que le Hamas. Un regroupement similaire a eu lieu devant l'ambassade des États-Unis à Ankara, la capitale turque, où les manifestants ont brandi des photos du président turc Recep Tayyip Erdogan.

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