Élections en Corse: vers une large victoire des nationalistes

Élections en Corse: vers une large victoire des nationalistes

Selon les premières estimations, la victoire du tandem Simeoni-Talamoni, lors du second tour des élections territoriales en Corse ce 10 décembre, est nette.

"Paris a aujourd'hui à prendre la mesure de ce qui se passe en Corse", a réagi la tête de la liste Pè a Corsica Gilles Simeoni: "La balle est dans notre camp pour ce qui relève des compétences de la Corse et de la responsabilité qui est la nôtre pour construire ce pays".

La liste Pè a Corsica (Pour la Corse) emmenée par Gilles Simeoni, un autonomiste modéré, réunit également les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, qui dirige de son côté l'Assemblée de Corse, chargée d'élire le conseil exécutif de Corse. Au premier tour, la participation était quasiment équivalente à la même heure, à 45,75%, loin des 60,33% enregistrés lors du second tour des élections territoriales remportées par les nationalistes en décembre 2015.

La collectivité territoriale unique, une première en " France métropolitaine", remplacera les deux conseils départementaux et la collectivité territoriale (région).

"C'est beaucoup de joie, l'aboutissement d'une lutte de 40 ans pour la reconnaissance des droits du peuple corse", a réagi Anto Stagnara, chef d'entreprise trentenaire.

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Un certain nombre de dirigeants musulmans ont averti que cette initiative pouvait mener à la violence . Le statut de la ville est l'un des problèmes-clés du processus de paix au Proche-Orient.

Les trois autres listes encore en course ne progresseraient qu'à peine: celle de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni obtiendrait aux alentours de 17,5% des voix, devant celle soutenue par Les Républicains emmenée par Valérie Bozzi (12,8%), à égalité avec la liste LREM de Jean-Charles Orsucci (12,8%).

Si la question de l'indépendance n'est pas à l'ordre du jour, la coalition, construite avec les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, espère bien pouvoir avancer en cas de victoire sur les sujets qui tiennent à cœur aux "natios": amnistie pour les "prisonniers politiques", co-officialité de la langue corse, statut de résident. "Si Paris manifeste à nouveau un véritable déni de démocratie, nous seront contraints de susciter des manifestations populaires en Corse bien sûr mais également de faire le tour des capitales européennes", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait assuré dès lundi qu'à "l'issue du second tour de scrutin, le gouvernement travaillera avec l'exécutif qui aura été choisi par les électeurs corses". Pè a Corsica compte par ailleurs trois députés à l'Assemblée nationale depuis les législatives de juin.

Selon ces résultats définitifs diffusés par la préfecture de Corse, l'abstention à ce scrutin qui va permettre de désigner les 63 élus de la nouvelle collectivité unique de Corse qui verra le jour le 1er janvier s'établit à 47,4%.

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