Pékin et Moscou outrés par un rapport américain sur la sécurité

Pékin et Moscou outrés par un rapport américain sur la sécurité

La publication du rapport américain intervient un mois après une visite d'Etat de Donald Trump en Chine, où il avait été accueilli en grande pompe.

Pour le Président américain, la nouvelle stratégie de sécurité des États Unis implique la reconstruction complète des infrastructures du pays (routes, ponts, chemins de fer et communications) ainsi que la construction du mur à la frontière américano-mexicaine et la réforme des lois américaines sur l'immigration. Ces puissances rivales, comme les appelle Trump, chercheraient notamment à rivaliser avec les Etats-Unis et les valeurs prônées par l'Amérique. Pour illustrer son propos, M. Trump est longuement revenu, dans un discours sans véritable ligne directrice, sur la coopération entre les services de renseignement russe et américain qui a permis, selon Moscou, de déjouer un projet d'attentat à Saint-Pétersbourg. "C'est comme cela que cela doit fonctionner", a-t-il encore dit, en soulignant la coopération sur ce thème avec Vladimir Poutine. "Dans le même temps, elle ne renoncera jamais à ses droits et intérêts légitimes", a répliqué la porte-parole du gouvernement.

Interrogé, en marge du discours de Trump, sur la place du changement climatique dans ce document-référence, l'exécutif a indiqué qu'il n'était pas identifié comme "une menace à la sécurité nationale" des Etats-Unis.

"Protéger la patrie, promouvoir la prospérité américaine, préserver la paix par la force, et faire progresser l'influence américaine", sont désormais les quatre piliers de la sécurité "à la sauce Trump ".

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Deux nouvelles législatives partielles devront être organisées dans les trois prochains mois, a annoncé hier le Conseil constitutionnel.

Le rapport sur la stratégie de sécurité nationale estime également que l'arsenal nucléaire russe est "la plus importante menace existentielle pour les Etats-Unis".

MOSCOU, 19 décembre (Reuters) - Le Kremlin s'est dit en désaccord avec l'idée que la Russie représentait une menace pour les Etats-Unis, a déclaré mardi le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, après la présentation par Donald Trump de sa nouvelle stratégie.

"Néanmoins, il y a de modestes points positifs" dans le texte américain, a estimé le porte-parole russe, citant "la volonté (de Washington) de coopérer avec la Russie dans les domaines où cela correspond aux intérêts des Américains". Le document qui trace les grandes lignes de la politique américaine en matière sécuritaire et économique, suggère de damer le pion à la Chine, en freinant ses ambitions et son influence grandissante en Afrique.

Fini en effet la diplomatie conciliante d'un Barack Obama qui avait qualifié la Chine de " partenaire stratégique ". Pékin a été en effet mentionnée dans ce document en termes durs qui rappellent le discours du candidat républicain lors de sa campagne électorale de 2016.

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