100 femmes, dont Catherine Deneuve, défendent la "liberté d'importuner" — Affaire Weinstein

100 femmes, dont Catherine Deneuve, défendent la

Dans une tribune publiée mardi 9 janvier, une centaine de femmes dont Catherine Deneuve ou encore Brigitte Lahaie mettent en garde contre les dérives de cette libération et appellent à la plus grande prudence. Elles accusent les signataires de vouloir "refermer la chape de plomb" soulevée par le scandale Weinstein et de "mépriser" les victimes de violences sexuelles.

"Dès que l'égalité avance, même d'un demi-millimètre, de bonnes âmes nous alertent immédiatement sur le fait qu'on risquerait de tomber dans l'excès".

"En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement". C'est à ce point que tout geste masculin déplacé est perçu comme une agression sexuelle envers les femmes.

PSG forward indicates that he wants to join Manchester United
Elsewhere, PSG sporting director Antero Henrique is still pushing hard to move Hatem Ben Arfa this month. Henrikh Mkhitaryan could be offloaded to make space for Moura.

Les signataires de ce texte conspuent également "cette fièvre à envoyer les 'porcs' à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment (...) que les femmes sont des êtres à part, des enfants à visage d'adulte, réclamant d'être protégées".

" En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un " comportement déplacé " qu'ils auraient pu avoir voici dix, vingt ou trente ans, et dont ils devraient se repentir", peut-on lire dans la tribune publiée dans les pages du Monde. "J'ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif", avait-elle déclaré. "Cette tribune, c'est un peu le collègue gênant ou l'oncle fatiguant qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer", ont-elles ironisé sur le site de franceinfo.

Après le tumulte médiatique lié à l'affaire Weinstein, un groupe de femme a décidé de réagir en créant un comité. "Les violences pèsent sur les femmes", leur répondent-elles. "Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses "intimes" lors d'un dîner professionnel ou d'avoir envoyé des messages à connotation sexuel à une femmes chez qui l'attirance n'était pas réciproque", écrivent-elles. "Beaucoup d'entre elles sont souvent promptes à dénoncer le sexisme quand il émane des hommes des quartiers populaires". "Mais la main au cul, quand elle est exercée par des hommes de leur milieu, relève selon elles du 'droit d'importuner'". "Elles n'y arriveront pas", poursuivent les signataires. "Les porcs et leurs allié.e.s s'inquiètent?"

Related Articles