Des ONG accusent Samsung de violer les droits humains de ses salariés

Des ONG accusent Samsung de violer les droits humains de ses salariés

Deux associations saisissent la justice française pour dénoncer " un écart inacceptable entre les engagements éthiques et la réalité " dans les usines de Samsung.

Deux associations ont annoncé ce jeudi qu'elles allaient déposer une plainte à Paris, pour "pratiques commerciales trompeuses", contre le fabricant de téléphones portables coréen Samsung. Elles dénoncent les conditions de travail dans les usines du constructeur en Chine. "Samsung respecte scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail et exige la même conformité de ses fournisseurs", a ajouté le conglomérat.

Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques, alors que le groupe sud-coréen présente sur son site son ambition de "devenir l'une des entreprises les plus éthiques au monde". Par ailleurs, l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés, selon les dires d'ActionAid France - Peuples solidaires et Sherpa dans un communiqué commun. "La reconnaissance du délit de pratiques commerciales trompeuses permettrait de rétablir ce rapport de force déséquilibré". La firme sud-coréenne aurait signé des deux mains pour qu'on ne parle, ces heures-ci, que du lancement de son nouveau smartphone phare de 2018, le Galaxy S9, qui sera annoncé en février au Mobile World Congress de Barcelone.

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En effet, depuis mars 2017, il n'est pas possible que les mêmes chiffres soient joués plus de 45 fois. Cette mesure a donc obligé les autres joueurs à remplir une grille avec d'autres numéros.

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"L'emploi d'enfants de moins de seize ans, des horaires de travail abusifs."

". Dans les usines, le benzène est utilisé comme agent nettoyant et comme enduit pour des composants électroniques.

La nouvelle démarche de Sherpa et de Peuples solidaires s'inscrit dans un contexte de multiplication de plaintes et d'ouverture d'enquêtes à l'encontre de multinationales, dont Apple et Epson, accusées d'obsolescence programmée. "Elle démontre qu'il est nécessaire que les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production". Elles réclament l'appui de la France à ce processus.

En 2014, une première plainte à Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre la seule filiale française avait été classée sans suite. Joint par l'AFP, Samsung Electronics France n'avait pas réagi jeudi à la mi-journée.

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