BREF-Veolia demande au Gabon de "respecter le droit"

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Les autorités gabonaises ont mis un terme, vendredi 16 février 2018, à leur compagnonnage avec la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), un camouflet pour le français Veolia, la maison-mère, surtout au regard des motifs de cette rupture de contrat.

"L'Etat gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia", seule entreprise au Gabon à distribuer l'eau et l'électricité et qui avait vu son bail reconduit pour cinq ans en mars 2017, indique un communiqué du ministère gabonais des Eaux et Forêts publié vendredi.

Selon ce même communiqué, "des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG". Via un communiqué, la SEEG appelle l'Etat gabonais au respect des " règles de droit applicable " dans cette affaire et " une expropriation brutale " exécécuté e.

La SEEG, présente depuis 1997 au Gabon dans le cadre d'un partenariat public-privé, avait le monopole de la distribution de l'eau et l'électricité dans le pays. Une décision " brutale " que dénonce l'entreprise tout comme la réquisition de l'entreprise par les forces de l'ordre. En cause de cet arrêt soudain, la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l'Etat non suivis d'effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations.

L'explosion dans une usine a fait deux morts
Onze personnes, toutes salariées de la société de prestations spécialisée dans la maintenance, la SNAD, ont été touchées. Le groupe Avril est le leader des filières françaises des huiles et protéines végétales.

Le ministère de l'Eau et de l'Energie avait poursuivi que pour préserver la continuité et la qualité du service de l'eau potable et de l'énergie électrique, l'Etat a procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l'entreprise.

Etablie dans le pays depuis plus 20 ans, Veolia est l'un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards FCFA, environ 558 millions d'euros depuis 1997).

" Durant cette période transitoire, un organe ad hoc aura pour mission de gérer l'entreprise, de mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l'art avec le groupe Veolia ", annonce le même communiqué. Selon Antoine Boo, directeur de la SEEG, interrogé en septembre par l'AFP l'"urbanisation croissante" de Libreville et l'absence d'une nouvelle usine de production d'eau expliquaient en partie les pénuries.

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