"Les gens y pensent toujours" : à Ajaccio, l'hommage au préfet Claude Érignac

La seconde journée de la visite sera "un temps politique", comme l'explique au JDD le député nationaliste Jean-Félix Acquaviva: "Nous avons tous répondu présents pour un déjeuner républicain avant un discours très attendu où le chef de l'Etat doit nous répondre". Et elle sera suivie sans complaisance, sans oubli, sans amnistie.

Cet hommage a été rendu en présence de la veuve du préfet, Dominique Erignac, qui revenait en Corse pour la première fois depuis la mort de son mari.

Manifestations hostiles, macronistes corses recadrés par le parti pour avoir soutenu une résolution des nationalistes: la visite du président de la République sur l'île s'annonce particulièrement compliquée. "La question de l'indépendance ne sera pas, on le sait, à l'ordre du jour de la décennie à venir", a-t-il répété.

A la tête de l'Assemblée régionale, les dirigeants nationalistes, en quête de plus d'autonomie, ont appelé M. Macron à un "dialogue sans tabou" sur l'avenir de l'île méditerranéenne afin de résoudre le casse-tête qui se pose depuis des décennies aux gouvernements successifs. C'est en rappelant les faits qu'Emmanuel Macron a commencé son discours d'hommage au préfet Claude Erignac, depuis Ajaccio, en Corse.

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L'occasion pour le Barça de prendre 20 points d'avance sur le Real Madrid, tenu en échec par Levante hier soir (2-2). Les Blaugrana ont eu le plus grand mal à développer leur jeu fait de passes courtes et de combinaisons balle au sol.

Il a par ailleurs jugé que le fait qu'Emmanuel Macron fasse mercredi un discours sur la Corse, au moment de la commémoration des 20 ans de l'assassinat du préfet Erignac, était "une drôle d'idée".

"Ce qui s'est passé ici le 6 février 1998 ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas". Ce qui sera mené "sans faux semblants", "sans non-dits" et "sans détour", selon lui.

Mais Emmanuel Macron n'est pas seulement agacé, il est gêné aux entournures.

" Il faut s'efforcer de réintégrer dans le champ de la mémoire partagée toute cette histoire collective et extrêmement douloureuse et tourner la page du conflit et s'engager ensemble et résolument sur un chemin qui soit celui de la paix et de la construction ", insiste Gilles Simeoni. "Si, dans quelques heures, à Ajaccio, le président de la République française s'engageait résolument dans la voie d'une solution politique, alors tous les espoirs seraient permis", ajoute-t-il. Le projet de révision de la Constitution prévu par le chef de l'État pourrait être l'occasion d'y inclure des spécificités régionales. "Que votre enfant puisse voir son père, que les personnes qui sont détenues dans notre pays puissent voir leur famille, cela fait partie des choses, que nous allons assurer", a affirmé le chef de l'état, qui a répété son engagement à ce que "chaque personne puisse, dans la République, être traitée de manière humaine et égale".

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