Propos enregistrés : Laurent Wauquiez a présenté ses plates excuses à Nicolas Sarkozy

Propos enregistrés : Laurent Wauquiez a présenté ses plates excuses à Nicolas Sarkozy

Au cœur de la tourmente médiatique depuis la diffusion d'un enregistrement de son cours à l'EM Lyon Business School ce vendredi par l'émission Quotidien, Laurent Wauquiez s'est défendu face à une méthode qu'il juge "illégale" et s'est excusé auprès de Nicolas Sarkozy.

Le patron des Républicains s'est laissé aller à des réflexions nettement plus compromettantes: "Pour trouver du charisme [sur le compte Instagram d'Angela Merkel] il faut se lever de bonne heure!" ou encore, en évoquant l'affaire d'un de ses anciens camarades de droite Gérald Darmanin - alors sous le coup de deux enquêtes, l'une pour viol depuis classée sans suite et l'autre pour abus de faiblesse toujours en cours -: "Il a fait une interview sur France Info avec Apathie, c'est un monument à regarde ce truc!"

Pas avare en révélations, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a également livré quelques détails concernant le quinquennat de Nicolas Sarkozy: "Il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en conseil des ministres".

"Le type sait très bien ce qu'il a fait, il sait très bien ce qui va arriver!", confie Laurent Wauquiez à son auditoire, avant de confesser, concernant son appel à la démission de Gérald Darmanin: "J'ai sorti ça, j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti". Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse. Puis, selon l'enregistrement diffusé sur TMC, il a visé Emmanuel Macron qui aurait copié son style et se mettrait en "bras de chemise" comme lui, "pour faire cool". Une parole sans filtre que Laurent Wauquiez justifie par "l'espace de liberté" dont il dispose devant les étudiants de cette école lyonnaise.

Nestlé sème le doute sur son avenir dans L'Oréal
Quelques semaines avant l'expiration du pacte d'actionnaire qui le lie depuis 44 ans à la famille Bettencourt, Nestlé a fait savoir ce matin qu'il n'entendait pas le renouveler.

Dans la majorité, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s'est offusqué dès vendredi soir en écrivant dans un tweet: "Diffamation, injures, vulgarité".

Il avait bien prévenu: "Si j'ai la moindre interface qui sort par le moindre élève (.) ça se passera très mal". "Sarkozy ne s'est jamais fait d'illusions sur Wauquiez".

Dans son viseur également, le président de la République, Emmanuel Macron, qu'il accuse être à l'origine d'une " cellule de démolition " dirigée contre François Fillon durant les dernières eléctions présidentielles. "Je suis sûr et certain qu'il l'a organisé, je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", a-t-il affirmé.

"C'est du Cahuzac puissance 10", déclare Laurent Wauquiez. "C'est Surprise Surprise? Non?", a pour sa part interrogé le chef de file de La République en marche, Christophe Castaner. "Je n'ai aucun doute que le machin a été totalement téléguidé", affirme-t-il.

Related Articles