France: Nicolas Sarkozy déclare être victime d'une manipulation

France: Nicolas Sarkozy déclare être victime d'une manipulation

Devant les juges lors de sa comparution à l'issue de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy a tenu à se défendre en soulevant l'absence de "preuve matérielle" dans l'affaire.

La mise en examen de l'ancien président signifie, en droit français, que les magistrats ont contre lui des indices graves et concordants mais ne vaut pas déclaration de culpabilité.

Que cachent ces termes juridiques? Au regard de l'article 432-15 du code pénal français, Nicolas Sarkozy pourrait écoper d'une peine maximale de 10 ans de prison assorti d'une amende qui s'élève à 150 000 euros, si les charges de détournement de fonds publics étaient avérées. La garde à vue de l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur des soupçons de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi s'était achevée mercredi, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Ce contrôle judiciaire - une première pour un ex-chef de l'Etat sous la Ve République - interdit à M. Sarkozy de rencontrer neuf protagonistes de cette affaire, dont deux très proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, ainsi que de se rendre en Libye, en Egypte, en Tunisie et en Afrique du Sud. "Quel est le candidat qui a jamais vu sa campagne et le financement mis au laser comme moi?", a-t-il demandé. Il a notamment estimé que "la polémique lancée par Kadhafi et ses sbires" et le site d'information Mediapart lui avait valu de perdre l'élection présidentielle de 2012.

" Mis en examen ne vaut pas culpabilité", a réagi de son côté mercredi Laurent Wauquiez, ancien ministre et successeur de Nicolas Sarkozy à la présidence du parti Les Républicains (droite).

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Pour les compétences et qualités, j'aurais peut-être des opportunités. " Je ne me sens inférieur à personne ", a-t-il expliqué. Y compris les joueurs. " Fabinho a demandé à jouer cette finale", a répondu le Russe dans des propos rapportés par RMC .

Selon Le Monde, plusieurs ex-dignitaires du régime Kadhafi auraient livré de récents témoignages confirmant les soupçons de financement illicite.

En novembre 2016, M. Takieddine avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d'euros à M. Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant, son directeur de cabinet à l'époque. Un rapport sur la circulation d'importantes sommes d'argent en liquide au sein de l'entourage de Nicolas Sarkozy à l'époque de la campagne électorale, ferait partie de ces nouveaux éléments.

Cette affaire n'est pas la seule dans laquelle M. Sarkozy est mis en cause.

Il a fait aussi valoir que les déclarations de Mouammar Kadhafi, "de sa famille et de sa bande" évoquant un financement de sa campagne de 2007 avaient commencé le 11 mars 2011, après qu'il a reçu à l'Elysée les opposants au dirigeant libyen, au renversement duquel il a fortement contribué en prenant la tête d'une coalition internationale contre son régime. Il est suspecté d'avoir tenté d'obtenir d'un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations le concernant couvertes par le secret.

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