La vive colère des Églises chrétiennes — Jérusalem

La vive colère des Églises chrétiennes — Jérusalem

C'est toujours porte close.

Elles ont annoncé la fermeture du Saint Sépulcre qui abrite le tombeau du Christ à Jérusalem pour protester contre les mesures fiscales imposées par la municipalité de Jérusalem.

Ils dénoncent la décision annoncée il y a quelques semaines par la municipalité israélienne de Jérusalem de leur faire payer des impôts sur leurs biens immobiliers qui ne seraient pas des lieux de culte ou d'enseignement religieux, mais qui auraient des activités commerciales, générant des revenus comme des loyers par exemple. Selon ces représentants des églises grecque orthodoxe, arménienne et catholique, il s'agit ni plus ni moins d'une atteinte à leurs droits à la propriété privée.

Dans un entretien accordé au Figaro le 26 février, le Custode de Terre sainte, gardien catholique de la basilique qui s'élève sur le lieu du Calvaire et du tombeau du Christ, avait expliqué la position des communautés chrétiennes et reproché aux autorités israéliennes de ne pas "respecter " la présence des chrétiens en Terre sainte.

En attendant ces éventuelles constructions, les touristes présents ces jours-ci à Jérusalem font les frais de la fermeture du Saint-Sépulcre.

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S'en est alors suivi un autre débat dans lequel le journaliste a accusé Cyril Hanouna de " banaliser l'image du voile . Et d'évoquer le port du voile en France: "Vous ne cessez de citer des musulmans qui sont étrangers".

Selon eux, de telles mesures israéliennes s'apparentent à "une tentative d'affaiblir la présence chrétienne à Jérusalem". Jugé " discriminatoire et raciste ", les chefs religieux s'inquiètent dans un communiqué de la ressemblance d'un tel projet avec " toutes les lois de même nature qui ont été adoptées contre les Juifs pendant les périodes sombres en Europe ".

Elles s'insurgent aussi contre une proposition de loi qui permettrait à l'Etat hébreu d'exproprier des terres vendues par l'Eglise orthodoxe à des investisseurs privés.

" Ce projet de loi odieux doit être abordé par un comité ministériel".

Si les 13 Eglises de Terre Sainte ont donc décidé de prendre une mesure aussi rare que radicale, pouvant pénaliser à court-terme les pèlerins, c'est parce qu'elles ont construit leur système économique sans ces taxes depuis cinq cent ans. L'annexion est considérée comme illégale par la communauté internationale. Un porte-parole du gouvernement palestinien a embrayé le pas ce lundi, estimant que cette décision "pourrait se traduire par une mainmise (d'Israël) sur des terrains appartenant aux églises". "C'est l'une des principales attractions religieuses, et c'était très important pour nous de la visiter car c'est notre première fois ici", a-t-elle confié.

En tout, c'est un montant de 650 millions de shekels soit l'équivalent de 152 millions d'euros que la mairie de Jérusalem entend ainsi récupérer. Cette action exceptionnelle et conjointement décidée par les responsables des treize Eglises chrétiennes de Jérusalem, vise à protester contre les mesures de taxation prises par la municipalité. Dimanche, certains pèlerins, se sont agenouillés et ont prié tandis que des barrières étaient donc installées autour de l'entrée du Saint-Sépulcre.

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