Le doyen de l'université démissionne après l'irruption d'un commando armé — Montpellier

Le doyen de l'université démissionne après l'irruption d'un commando armé — Montpellier

Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barrel, a décidé, vendredi 23 mars, d'ouvrir "une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme " après la violente agression par un groupe d'hommes cagoulés dont ont été victimes, dans la nuit de jeudi à vendredi, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit de l'université de Montpellier. Une Assemblée Générale devait s'y tenir le lendemain à 8h.

Le président de l'université a annoncé la fermeture des portes de l'établissement jusqu'à lundi afin d'éviter tout risque de débordements. Des centaines d'étudiants manifestent actuellement devant l'université. Quand les grilles ont été fermées, il restait des étudiants manifestants à l'intérieur de la fac.

Une quarantaine d'étudiants ont été agressés par une dizaine de personnes cagoulées et armées de bâtons, dans la nuit de jeudi à vendredi, alors qu'ils occupaient un amphithéâtre de la faculté à l'occasion de la journée de mobilisation nationale pour la défense du service public. Ils ont poussé tout le monde dehors, en les frappant. Et d'ajouter: "J'ai vu le directeur d'une institution publique s'enfermer avec un groupuscule extra violent. Les gens de la fac de droit défendaient leur fac". J'ai vu une amie au sol, en sang, avec le portail qui se referme sur ses jambes. "En arrière plan, j'ai vu l'administration qui était présente sur les lieux applaudir", écrit l'une des étudiantes. La scène a été filmée.

Un Brésilien de plus dans l'effectif cet été — Mercato / PSG
D'autre part, Alex Sandro aurait d'entrée de jeu la garantie d'être titulaire dans le couloir gauche de la défense parisienne. Et les Brésiliens du PSG ont déjà trouvé son potentiel successeur.

La veille, elle avait condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de violence " et souhaité que "toute la lumière " soit faite.

"Plusieurs étudiants ont été blessés, des insultes à caractères racistes et homophobes ont été proférées", assure le texte intersyndical, qui demande "à ce que des poursuites soient engagées contre les auteurs, ainsi que leur commanditaire". Selon plusieurs récits, le doyen Philippe Petel aurait lui-même ouvert une porte condamnée pour faire entrer les gros bras dans l'amphithéâtre. Dans les colonnes de Midi Libre ce samedi matin, Philippe Pétel assurait pourtant ne pas avoir l'intention de quitter son poste. Interrogé par Libération pour commenter ces événements violents, le doyen de la fac de droit de Montpellier Philippe Petel a estimé que la présence d'un prof de droit parmi les hommes cagoulés soit "possible" tout en réfutant être à l'origine de cette évacuation violente. "J'ai demandé l'intervention des forces de l'ordre vers 17 heures pour évacuer l'université, mais le préfet ne l'a pas autorisée", explique-t-il. Pour rappel, des individus cagoulés ont fait irruption ce soir-là dans un amphithéâtre occupé par des étudiants grévistes opposés à la loi Vidal, et les ont expulsés à coups de matraque et de taser.

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