Les bombardements mettent en danger le convoi humanitaire de la Ghouta — Syrie

Les bombardements mettent en danger le convoi humanitaire de la Ghouta — Syrie

Première nuit exceptionnellement calmeLa Ghouta orientale vient de connaître une nuit exceptionnellement calme, une première depuis le début le 27 février de l'offensive terrestre des forces du régime qui cherche à reconquérir l'enclave rebelle, assiégée depuis 2013.

Treize camions transportant de l'aide "sont à l'intérieur" du fief rebelle, a déclaré à l'AFP Ingy Sedky, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Damas. Parmi eux, des enfants terrorisés, au visage ensanglanté ou parfois blanc de la poussière des bâtiments pulvérisés par les explosions.

La télévision étatique syrienne a filmé des combattants à bord d'un unique autocar, sans préciser leur groupe d'affiliation, alors que le véhicule se trouvait au couloir d'Al-Wafidine, mis en place pour relier l'enclave rebelle à la périphérie de la capitale syrienne pour permettre les évacuations.

L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a réclamé l'entrée sans entraves de matériel médical, dénonçant une "terrible catastrophe médicale" dans le fief rebelle. "Aujourd'hui, l'ONU et ses partenaires n'ont pas pu retourner à Douma (.), car le mouvement du convoi n'a pas été autorisé par les autorités syriennes pour des raisons de sécurité", a indiqué Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, à Genève.

"C'est une double peine qui a été infligée aux parents" — Affaire Maëlys
Le 14 février, Nordahl Lelandais reconnaissait avoir tué la fillette de 9 ans et le corps de la victime était retrouvé. L'avocat des parents de Maëlys , Me Fabien Rajon , s'en est pris directement à la défense de Nordahl Lelandais .

Lundi, un convoi conjoint de l'ONU, du CICR et du Croissant rouge syrien est entré dans l'enclave assiégée, où une partie de l'aide (247 tonnes d'aides médicales et alimentaires) a été livrée à Douma, la principale ville du fief rebelle.

Mercredi, les bombardements du régime et de son allié russe ont tué 91 civils, selon l'OSDH, en dépit d'une trêve quotidienne de cinq heures décrétée par Moscou depuis plus d'une semaine.

Les forces du régime sont parvenues à reprendre plus de la moitié du secteur assiégé de la Ghouta orientale qu'elle cherche à diviser en deux pour tenter d'affaiblir les deux principales factions rebelles de l'enclave. " Je suffoque " Par ailleurs, au moins 60 personnes ont souffert mercredi de difficultés respiratoires à Saqba et Hammouriyé après des frappes aériennes, a indiqué l'OSDH. Dans la localité de Hammouriyé, des journalistes ont pu voir des dizaines de personnes, femmes et enfants, quitter les sous-sols où ils sont terrés pour échapper aux raids aériens, et s'installer sur un toit dans l'espoir de pouvoir mieux respirer. "Je suffoque ", hurlaient deux enfants, alors que des secouristes les portaient pour les emmener se faire soigner. Enfin, sur un autre front de la guerre qui déchire la Syrie depuis 2011, les forces turques et les groupes rebelles pro-Ankara ont pris le " contrôle total " de la localité de Jandairis, dans l'enclave de Afrine (au nord-ouest du pays), où ils mènent depuis le 20 janvier une offensive pour chasser les forces kurdes de cette région frontalière de la Turquie, a encore indiqué l'OSDH.

Le régime syrien, qui a plusieurs fois démenti utiliser des armes chimiques, a été pointé du doigt ces dernières semaines pour des attaques présumées au gaz de chlore. Ces accusations, " irréalistes " selon le président syrien Bachar al-Assad, ont provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie.

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