Rentrée 2018 : un service sanitaire obligatoire pour les étudiants en santé

Rentrée 2018 : un service sanitaire obligatoire pour les étudiants en santé

Avec ces rencontres avec les représentants des personnels et des institutions, la ministre des Solidarités et de la Santé entend nourrir une feuille de route sur l'accompagnement du vieillissement et la prévention de la perte d'autonomie, qui sera présentée " d'ici la fin du mois de mars", a-t-elle annoncé dans un communiqué. Ainsi, le gouvernement mise sur la prévention pour tenter de lutter contre la morbidité évitable, mais aussi pour réduire les coûts qu'ils génèrent pour l'État: 20,4 milliards d'euros pour l'obésité, 15 milliards pour l'alcool et 26,6 milliards pour le tabac. Pour la première année, le rapport Vaillant propose que les actions portent sur quatre thématiques: l'alimentation, l'activité physique, les addictions (tabac, alcool, cannabis...) ainsi que l'activité et la vie sexuelle, avec la contraception.

"À Angers, de futurs médecins sont ainsi déjà intervenus, en binôme avec des étudiants pharmaciens ou infirmiers, dans des collèges et lycées de zones sensibles, où le renoncement aux soins " plus important que la moyenne nationale " est " associé à de moins bons indicateurs de santé ", selon le rapport du Pr Vaillant. Cinq thèmes "prioritaires " mais non "exclusifs " d'intervention, ont, pour l'heure, été retenus, selon Agnès Buzyn. Pour la rentrée 2018, le dispositif s'étendra sur tout le territoire et pour toutes les formations de santé, soit 47 000 étudiants par an.

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En seconde période, Lingard a réussi à donner la victoire aux siens à la 75ème. Dans le même temps, Chelsea reste à la cinquième place avec 53 points.

" L'idée, c'est que ces actions de prévention " jusqu'alors testées essentiellement dans le secondaire " puissent se dérouler au sein des Ephad, des associations, dans les entreprises, tous les types de milieux", a insisté Frédérique Vidal sur RTL.

Une expérience qui répond aux ambitions du service sanitaire, censé favoriser la collaboration entre professionnels tout en luttant contre les inégalités territoriales d'accès aux soins. Ainsi, quelque 47.000 étudiants seront concernés dès la rentrée 2018. Les frais de déplacement seront remboursés mais il n'y aura pas de rémunération. Seul financement précisé par le gouvernement, une dotation de 400.000 euros pour "un dispositif d'évaluation embarquée" qui permettra "de recueillir nationalement les informations" sur le service sanitaire et "ses impacts". Saphia Guereschi, du SNICS-FSU, regrette cependant que son syndicat, qui représente plus de 64 % des infirmières scolaires et du supérieur, n'ait pas été " consulté ".

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