Un changement de nom en vue pour le Front national en France

Un changement de nom en vue pour le Front national en France

Jean-Marie Le Pen a renoncé à un dernier coup d'éclat et retiré sa menace de se rendre au congrès malgré la volonté des instances du parti de l'en interdire.

"Durant ce congrès à Lille, le parti accueillera Steve Bannon, l'ancien conseiller stratégique du président américain Donald Trump". "L'histoire est de notre côté et nous mènera de victoires en victoires", a-t-il lancé devant un public enthousiaste.

Il s'agit pour Marine Le Pen de rebondir après un débat télévisé totalement raté avant le second tour de la présidentielle de 2017, et sa défaite, 32 points derrière Emmanuel Macron.

Mais son père Jean-Marie Le Pen, cofondateur du parti, avait mis en doute ce résultat vendredi. Un cadre frontiste dit aussi avoir eu écho d'une "courte majorité +contre+ le principe d'un changement de nom".

Pour le responsable des jeunes au FN, Gaëtan Dussausaye, il faut "ravaler sa fierté" et changer de nom car "la marque FN est encore un blocage pour les électeurs". Philippot devenu président d'un nouveau parti, "Les Patriotes", ce terme, autrefois prisé par Mme Le Pen, est désormais banni - généralement remplacé dans les discours par le mot "national", auquel les militants semblent attachés. "J'ai toujours préféré le mot nation au mot patrie", a affirmé Mme Le Pen, pour qui le mot "front" a une connotation "militaire".

Trinh-Duc : LE choix fort de Brunel
Pour justifier ce choix Jacques Brunel a expliqué en conférence de presse que "François (Trinh-Duc) a fait de bons entraînements". L'ancien Montpelliérain n'avait plus débuté un match dans le Tournoi des 6 Nations depuis près de deux ans .

"Nous sommes un nouveau mouvement qui a vocation à consolider une base", martèle Marine Le Pen qui, de fait, donne raison à son ex-bras droit désormais honni Florian Philippot, inlassable défenseur d'une dénomination nouvelle lors de son passage au Front.

Mais cet épisode conduit des militants à se demander si elle a encore la capacité à diriger le parti.

Elle-même instille le doute, jurant qu'elle "n'a pas terminé (son) travail " mais qu'elle ne va pas "s'éterniser " à son poste et qu'elle est prête à le céder à quelqu'un de "mieux placé".

Le congrès qui se réunit à Lille, dans le nord de la France, doit parachever la refondation du FN engagée par Marine Le Pen en vue des élections européennes l'an prochain où elle croit à une victoire des courants populistes comme en Italie. Mais se dit "quand même plus concerné par la politique de mon pays". " Subir un trou d'air " après sept ans " d'expansion " pour le FN " n'a rien d'étonnant", rétorque-t-elle. Mais les sympathisants et les militants adhéreront-ils à la nouvelle politique de Marine Le Pen? Samedi il dédicacera ses mémoires à Paris pendant que les militants à Lille devraient le déchoir de sa présidence d'honneur, lors d'un vote sur les statuts.

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