Xi Jinping s'ouvre un boulevard vers la présidence à vie — Chine

Xi Jinping s'ouvre un boulevard vers la présidence à vie — Chine

Le Parlement chinois s'est prononcé hier en faveur de la suppression de la limite des mandats présidentiels, ont rapporté des médias.

Le vote, par des députés triés sur le volet, devrait facilement obtenir la majorité requise des deux tiers. Le vote offre la possibilité au président chinois Xi Jinping, 64 ans, de se maintenir à la tête de l'Etat après le terme prévu de 2023.

"Je crois que cette modification constitutionnelle est nécessaire, explique Wang Qian Guo, l'un des délégués du parti communiste au Parlement chinois".

Reims et Nîmes déroulent, Nancy gagne enfin
Il a clôturé la marque, sur penalty (63), et reste le meilleur buteur de L2, loin devant, avec 21 réalisations. En bas de tableau, Nancy gagne enfin, contre le Gazélec d'Ajaccio (1-0), après quatre défaites consécutives.

Veuillez vous connecter pour lire l'intégralité. M. Xi, héraut de la " grande renaissance de la nation chinoise", cherche à incarner face à l'Occident la revanche d'une superpuissance moderne et respectée à l'horizon 2050. Une loi réprime sévèrement la dissidence sur internet, des défenseurs des droits de l'homme ont été condamnés à de lourdes peines et le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l'étranger. Dans les couloirs de l'imposant palais du Peuple, on ne trouve que des partisans de la révision de la Constitution de 1982, dans laquelle Deng Xiaoping, l'homme de l'ouverture de la Chine, avait fait voter un amendement qui limitait l'exercice présidentiel à deux mandats. "Tout autre son de cloche du côté des parlementaires". "Il y avait un consensus pour lui donner du temps pour achever sa tâche", déclare Dou Yanli, députée du Shandong (Est).

S'ils n'ont pas osé contrecarrer le changement constitutionnel, certains députés pourraient laisser échapper leur mauvaise humeur d'ici à la fin de la session le 20 mars, prévoit le spécialiste de la politique chinoise Willy Lam, de l'Université chinoise de Hong Kong. Selon lui, aucun député n'osera voter contre Xi Jinping lors de son élection à un deuxième mandat, qui aura lieu dans quelques jours. "Ces cinq dernières années, il a mené un coup d'État en douceur, réduisant le bureau politique (cénacle dirigeant du parti) à de la figuration", indique Wu Qiang, un commentateur politique".

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