Doux : LDC précise son offre, un consortium prêt à reprendre 900 salariés

Doux : LDC précise son offre, un consortium prêt à reprendre 900 salariés

Malgré sa reprise en mars 2016 par le deuxième groupe coopératif français Terrena, les déboires de Doux, dont le siège est situé à Châteaulin dans le Finistère, se sont accumulés: Doux perd plus de 35 millions d'euros par an.

La société LDC, propriétaire de la célèbre marque des poulets de Loué, a déposé hier une offre de reprise partielle des actifs et des activités du groupe Doux, son concurrent.

Doux, qui emploie quelque 1 200 personnes, doit déposer une demande de placement en liquidation judiciaire au tribunal de commerce de Rennes le 3 avril.

Ce jeudi, la coopérative Terrena et le ministère de l'Agriculture ont indiqué que cette offre de reprise (inespérée) s'inscrira dans les "offres concertées" d'un consortium qui permettrait de sauver 920 emplois.

Aucun détail sur le contenu de l'offre de LDC, un des concurrents principaux du groupe Terrena, actionnaire majoritaire du groupe Doux, n'a été divulgué mais celle-ci ne devrait concerner qu'une partie du groupe basé à Châteaulin (Finistère) qui emploie aujourd'hui 1.200 salariés, a-t-on indiqué de source syndicale.

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L'usine de Plouray, spécialisée dans l'abattage de la poule et de la dinde, ainsi que 68 de ses salariés seraient repris par la société Les Volailles de Plouray.

Le groupe sarthois propose désormais d'investir 60 millions d'euros et de reprendre 298 salariés de Doux, soit un quart de la totalité des employés. A Châteaulin, LDC reprendrait 111 salariés et construirait un nouvel outil d'abattage-découpe consacré aux produits alimentaires industriels.

Sur sa route, le leader français du marché des dindes et poulets rencontrera l'agro-industriel ukrainien MHP.

Quant au volailler ukrainien MHP, il a confirmé son offre et sa volonté de développer un projet qui "permettrait la sauvegarde immédiate d'environ 285 postes auxquels s'ajouteraient environ 430 postes" au démarrage d'une nouvelle unité de production à Châteaulin, pour laquelle MHP investirait 76 millions d'euros "d'ici deux ans".

"Il s'agit d'un changement complet de stratégie", a précisé une porte-parole du groupe, en "abandonnant la production de certains produits congelés destinés à l'export, remplacés par des produits frais pour le marché français" a-t-elle ajouté.

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