Etats-Unis Déployer la Garde nationale? Pas si facile

Etats-Unis Déployer la Garde nationale? Pas si facile

"Entre 2.000 et 4.000 militaires": le président américain Donald Trump a quantifié jeudi 5 avril le déploiement qu'il veut à la frontière avec le Mexique pour endiguer l'immigration clandestine, au moment même où son homologue mexicain dénonçait les "attitudes menaçantes" du milliardaire. Ce regain d'intérêt de la part du président américain a été déclenché par les images d'une caravane de migrants d'Amérique centrale, principalement Honduriens, déterminés à rejoindre les Etats-Unis et se trouvant pour l'instant dans le sud du Mexique.

C'est précisément un reportage sur cette caravane qui avait poussé le président septuagénaire à monter en première ligne sur ce thème ces derniers jours, salves de tweets à l'appui. Lors de cette réunion, avec notamment ses ministres de la Défense, de la Sécurité intérieure et de la Justice, "il a exigé une stratégie vigoureuse de son administration pour faire face à cette menace et protéger la sécurité de l'Amérique".

Corps de réserve de l'armée américaine, la Garde nationale est intervenue à la frontière en 2010, sur ordre de Barack Obama, ainsi qu'en 2006-2008 sous George W. Bush.

Femmes, enfants, personnes âgées, familles d'une vingtaine de personnes: la caravane, qui se déplace surtout en autocar, se trouvait depuis le début de la semaine à Matias Romero, au coeur d'une région montagneuse de l'État d'Oaxaca, dans le sud du Mexique.

80% d'entre eux viennent du Honduras, les autres du Guatemala, du Salvador et du Nicaragua, a indiqué Rodrigo Abeja, l'un des leaders du groupe. "Notre travail va se terminer à Mexico", à déclaré Irineo Mujica, le responsable de cette ONG, tout en soulignant que les personnes qui voudraient continuer jusqu'à la frontière devraient "le faire par leurs propres moyens".

"Protéger la frontière" Le président américain Donald Trump a dit mardi vouloir déployer l'armée américaine à la frontière avec le Mexique, ce qui constituerait, selon lui, "un grand pas".

Nordhal Lelandais évoque une "gifle" qui aurait tué Maëlys
Pour Arthur Noyer comme pour Maëlys , Nordahl Lelandais opte pour la même stratégie de défense: celle de la mort accidentelle. Après ses aveux, Nordahl Lelandais a donné quelques détails qui font froid dans le dos sur la mort du caporal Arthur Noyer .

Il a estimé que cette "caravane" légitimait la construction du mur qu'il réclame à la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Sur les 1 500 qui la composaient à l'origine, un peu plus de 300 personnes ont préféré prendre le train de marchandises "La Bestia" en direction du Nord.

"Il y a trop d'enfants qui voyagent, 450 environ, il y a de nombreux bébés et monter dans le train, comme on le faisait avant, serait une folie", a expliqué M. Mujica.

Leur objectif est de passer aux États-Unis, mais ils veulent d'abord atteindre Puebla (centre du Mexique), où des experts doivent les conseiller sur la meilleure façon de demander l'asile ou le statut de réfugié.

"Aujourd'hui, il a tenu une réunion de suivi pour évoquer la stratégie de son administration, qui inclut la mobilisation de la Garde nationale", poursuit la Maison-Blanche dans un communiqué.

"Ils comprennent le désir de l'administration, similaire au leur, de contrôler les entrées illégales dans notre pays", a assuré Kirstjen Nielsen.

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