La CEDEAO propose des réformes constitutionnelles pour la sortie de crise — Togo

La CEDEAO propose des réformes constitutionnelles pour la sortie de crise — Togo

Plusieurs chefs d'Etat sont arrivés dans la capitale togolaise ce vendredi.

Cette session essentiellement consacrée à la crise bissau-guinéenne fait suite à une visite de travail de la délégation ministérielle de la CEDEAO à Bissau le 11 avril 2018 et aux recommandations de la précédente session tenue à Addis-Abeba en janvier dernier.

Selon un communiqué à l'issue d'un sommet extraordinaire samedi, ce sont les présidents de Ghana Nana Akufo-Addo et de la Guinée Alpha Condé qui ont été désignés par leurs pairs de la Cédéao pour servir de facilitateurs dans la mise en œuvre desdites propositions de réformes.

La délégation Ministérielle a rencontré son Excellence M. Jose Mario VAZ, Président de la République de Guinée-Bissau, le Président de l'Assemblée Nationale Populaire, M. Cipriano Cassama, l'Évêque de Bissau, le Groupe de Contact P5, l'ensemble des acteurs politiques de Guinée-Bissau, à savoir le PAIGC, le PRS et le Groupe des 15.

Abdoulaye daouda Diallo et Cheikh Oumar Hann échange des coups — Podor
Les deux gardes rapprochés des adversaires du même camp politique se sont engagés dans une rude bataille. Chacun cherchait une issue pour se protéger de l'odeur et de la fumée toxique qui polluait l'atmosphère.

Concentré sur la crise en Guinée-Bissau, le sommet extraordinaire a consacré un volet à la crise sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles qui secoue le Togo depuis août 2017.

Ils sont d'ailleurs nombreux à s'offusquer que ce soit le mouton noir de la démocratie en Afrique de l'Ouest, qui convoque un sommet pour résoudre des problèmes politiques dans un autre pays, et certains n'hésitent pas à conclure tout simplement que c'est "l'hôpital qui se moque de la charité". On peut dire que l'organisation sous-régionale a déjà marqué des points en amenant les protagonistes sur la table de négociations, mais il reste maintenant à transformer l'essai en arrachant un consensus pour l'organisation d'élections apaisées en 2020 et même au-delà.

Dans son discours d'ouverture des travaux, le président en exercice de la CEDEAO et président togolais Faure Gnassingbé a déclaré qu'"il importe que le fil du dialogue soit maintenu en Guinée-Bissau et avec la Guinée-Bissau".

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