Notre-Dame-des-Landes: affrontements avant le rassemblement des opposants

Notre-Dame-des-Landes: affrontements avant le rassemblement des opposants

Ce porte-parole des zadistes a par ailleurs annoncé qu' " un incendie a eu lieu hier soir à la ZAD de Roybon (ndlr: en Isère, pour s'opposer à la construction d'un Center parc dans la forêt de Chambaran), le 8ème en trois ans ". Des vitres ont été brisées et des poubelles incendiées par des groupes mobiles après la dispersion du cortège.

"Il y a plus d'une soixantaine de gendarmes qui ont été blessés, c'est inadmissible (.) Il y a une phase de négociation pour traiter les projets dignes, les projets respectueux, les projets alternatifs dans le cadre républicain, mais pour le reste, l'ordre sera fait parce que notre République a besoin d'ordre et d'égalité", a déclaré le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart. Au moins deux autres manifestants ont été interpellés lors de ces affrontements, a constaté un photographe de l'AFP.

D'autres manifestants, Evelyne, 69 ans, Simone, 65 ans, et Claude, 77 ans, sont venus protester "contre le bétonnage, l'agriculture intensive et pour la protection de la nature" et "en soutien de la liberté".

Emmanuel Macron voulait montrer qu'il était un président capable d'agir: c'est ce qu'il a fait à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), en ordonnant l'évacuation de la ZAD, occupée depuis maintenant 10 ans.

Abdoulaye daouda Diallo et Cheikh Oumar Hann échange des coups — Podor
Les deux gardes rapprochés des adversaires du même camp politique se sont engagés dans une rude bataille. Chacun cherchait une issue pour se protéger de l'odeur et de la fumée toxique qui polluait l'atmosphère.

Après un début calme, les forces de l'ordre ont répondu samedi à un jet de pierres sur leurs camions, par un premier tir de gaz lacrymogène. L'équipe médicale des zadistes a évoqué, pour sa part, une dizaine de blessés dans leurs rangs. Au total, selon elle, "depuis le début de la semaine, au moins 148 personnes ont été prises en charges", victimes d'éclats de grenades, ou souffrant d'hématomes ou d'atteintes neurologiques (vertiges, céphalées, confusions) conséquence des explosions.

Depuis mardi matin, des affrontements opposent les forces de l'ordre aux manifestants qui entendent défendre leurs positions, des "zadistes" mais aussi des renforts de tous horizons venus les soutenir. Mais les manifestations dégénèrent et les gardes à vue se multiplient sous l'effort des 2 500 gendarmes déployés.

Après la préfète, il a réitéré son "ouverture à la discussion " et invité les occupants illégaux à se "régulariser " dans un délai de dix jours. Les gendarmes devraient rester trois semaines à un mois sur place pour déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 (l'ex-"route des chicanes") et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale.

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