Viktor Orban triomphe — Législatives

Viktor Orban triomphe — Législatives

Les socialistes du MSZP sont en recul, à 11,85%, selon les premiers résultats provisoires communiqués par la commission électorale.

A 54 ans, dont 12 ans passés à gouverner la Hongrie, le Premier ministre sortant paraît inamovible sur la scène politique de cet ancien pays communiste, que Viktor Orban, ancien libéral devenu pourfendeur de l'immigration de masse, a profondément transformé, en dépit des critiques de certains de ses partenaires d'Europe occidentale.

"'Nous avons gagné!', a clamé Viktor Orbán devant une foule de partisans en liesse à Budapest", rapportent Les Echos.

Malgré son opposition à une intégration renforcée de l'UE, M. Orban n'a cependant jamais menacé de quitter l'Union, son pays étant l'un des principaux bénéficiaires des fonds européens qui ont contribué à son dynamisme économique retrouvé, après la crise de la fin des années 2000. Ce score permettrait à Viktor Orban de décrocher une nouvelle fois une majorité des deux-tiers au Parlement, comme en 2010 et en 2014.

Cette montée de l'extrême droite est une réponse logique au thème de campagne unique développé par Viktor Orban: la peur des migrants. Lui qui a érigé dès 2015 des centaines de kilomètres de clôture barbelée pour bloquer les réfugiés, qu'il assimile à des "terroristes" en puissance, s'estime conforté par le durcissement perceptible de la politique migratoire de plusieurs capitales européennes. A Vienne, une coalition entre les conservateurs et l'extrême-droite est au pouvoir depuis décembre.

Autre enseignement du scrutin: l'opposition qu'elle soit de gauche ou d'extrême-droite comme le Jobbik, est à peine audible en Hongrie.

"Un bon point de pris face à un adversaire direct" — Lamouchi
En première mi-temp, Pléa ouvre le score sur une frappe détournée de Gélin, les Rennais égalisent mais on en restera là. A tel point que la course à sa succession ravive les fantasmes de la presse.

"À la différence de tous les leaders des partis eurosceptiques qui se sont succédé ces dernières décennies, Viktor Orban a un plan pour l'Europe".

Pour le politologue Boul-Tchou Hunyadi, cité par Europe 1, "tous ceux qui ont une position différente du parti Fidesz" pourraient être touchés, comme par exemple "les médias indépendants, ou les travailleurs sociaux".

Le Fidesz, parti de droite lié au Parti populaire européen, auquel appartient également Les Républicains, a remporté les élections du 8 avril dernier avec près de 49% des voix.

Maintenant réélu, Viktor Orbán va avoir pour objectif "de prendre des mesures morales, politiques et juridiques".

"La Commission a hâte de travailler avec le nouveau gouvernement hongrois sur les nombreux défis communs qui nous attendent dans les mois à venir", a assuré le porte-parole en chef de la Commission Margaritis Schinas lors de son point presse quotidien. Le tout légalement, grâce à sa "super-majorité" au Parlement. Parmi l'ensemble des mesures, baptisé "Stop Soros", on retrouve notamment un projet qui envisage de taxer les ONG "qui soutiennent l'immigration".

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