Des élections sur fond de tensions entre Washington et Téhéran — Irak

Des élections sur fond de tensions entre Washington et Téhéran — Irak

Le scrutin a pris fin samedi lors des premières élections législatives irakiennes depuis que les autorités ont déclaré la victoire contre le groupe terroriste Daech, a rapporté la télévision d'Etat Al Iraqiya.

Près de 900.000 policiers et militaires sont en alerte, a indiqué à l'AFP un haut responsable de la sécurité. Ryad al-Badran, directeur administratif de la commission électorale, a fait savoir que 8 959 bureaux de vote avaient ouvert dans tout le pays.

Dans différents quartiers de Baghdad, la police bloquait les rues menant aux bureaux de vote tandis que la capitale, habituellement embouteillée, était déserte, car la circulation y est interdite. Les 329 sièges de députés seront attribués proportionnellement au nombre de voix et les candidats élus en fonction de leur position sur les listes.

La proclamation des premiers résultats est attendue, pour mardi prochain.

Si la plupart des dirigeants politiques ont voté dans la "zone verte", un secteur ultra-protégé de la capitale où ils résident, le Premier ministre s'est fait un point d'honneur de déposer son bulletin à Karrada, son quartier. Autre première dans ce scrutin: les partis chiites ne se présentent pas sur une liste commune, en raison d'une lutte pour le pouvoir entre les hommes forts de la communauté dans le pays.

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La parcellisation des chiites ne devrait toutefois pas changer l'équilibre des forces entre communautés, dans un système calibré pour qu'aucune formation ne soit en position dominante afin d'éviter le retour à la dictature.

Le parti du premier ministre sortant Haider al-Abadi doit faire face à une forte compétition des formations politiques qui entretiennent des liens étroits avec l'Iran.

M. Maliki a dénoncé de " tentatives de fraude avec des pressions sur les électeurs " pour, semble-t-il, expliquer à l'avance un éventuel échec de sa liste.

En rétorsion au référendum d'indépendance de septembre, Bagdad leur a repris les zones disputées dont la province pétrolière de Kirkouk.

Enfin la minorité sunnite, qui a dominé le pays jusqu'à la chute de Saddam Hussein il y a 15 ans, devrait rester marginalisée. L'espace aérien et les frontières devraient également être fermées le temps des élections.

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