La cheffe de la CIA promet l'arrêt de la torture

La cheffe de la CIA promet l'arrêt de la torture

Sa nomination, qui doit être confirmée par le Congrès, avait été critiquée: Gina Haspel a en effet dirigé pendant au moins une partie de l'année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d'appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

Gina Haspel est aussi accusée de destruction de preuves notamment des bandes vidéo de l'interrogatoire de Abou Zubaydah (Saoudien victime de tortures durant les 8 ans de sa détention à la prison de Bagram et de Guantanamo) et de Abd al-Rahim al-Nashiri (également torturé par les agents de la CIA) dans le but de les soustraire à la justice américaine.

"Je comprends que beaucoup à travers le pays veulent savoir quelles sont mes positions sur l'ancien programme de détention et d'interrogatoire de la CIA", prévoit encore de dire Gina Haspel à la commission sénatoriale du Renseignement.

Introduit après les attentats du 11 septembre 2001, ce programme s'appuie sur l'utilisation de techniques d'interrogation coercitives comme les simulacres de noyade ("waterboarding"), illégales selon le code militaire. Elles ont été définitivement bannies par son. "Je ne permettrai pas à la CIA de poursuivre des activités que j'estimerais immorales, même si elles étaient techniquement légales", a-t-elle assuré devant la commission du renseignement, chargée de valider sa candidature.

Donald Trump aurait ensuite poussé la candidate à ne pas retirer sa candidature et a appuyé le maintien de sa nomination.

Thiago Motta veut être le Zidane du PSG !
Il faudra de la discipline, mais aussi un esprit positif, c'est très important. Thiago Motta s'apprête à faire ses adieux au terrain, mais pas au PSG.

"Je pense que la torture ne marche pas", a souligné mercredi Mme Haspel, assurant qu'elle ne soutiendrait pas un changement de législation.

Un passé qui fait craindre le pire à ses opposants.

L'audition de confirmation pour prendre la tête de la CIA s'annonce à hauts risques pour Gina Haspel, les républicains ne disposant que d'une très courte majorité au Sénat (51 contre 49).

Elle a ainsi dit avoir "excellé à trouver des informations confidentielles obtenues de la main à la main, dans des cachettes ou par des rencontres dans des rues sombres de capitales du tiers-monde". Interrogée sur la question, elle a mis en avant sa "boussole morale" qui lui permet de "distinguer le bien et le mal". Elle avait été nommée directrice adjointe des opérations clandestines mondiales, puis directrice-adjointe de la CIA en 2017. Le président américain Donald Trump l'a choisie pour remplacer Mike Pompeo (désormais secrétaire d'Etat) à la tête du service de renseignement.

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