La préfecture demande le retrait de l'arrêté interdisant les radars privés — Gironde

La préfecture demande le retrait de l'arrêté interdisant les radars privés — Gironde

Opposé à ces dispositifs embarqués, le maire d'une commune de Gironde a récemment pris un arrêté pour les interdire à la circulation. Elle appelle le maire a retirer cet arrêté jugé illégal. Si le maire persiste, c'est le tribunal administratif qui devra trancher sur son annulation.

Jean-Bernard Dufourd avait déjà critiqué la décision du gouvernement de baisser la vitesse limite hors agglomération de 90 km/h à 80 km/h en évoquant l'idée de prendre un arrêté municipal interdisant "à tout véhicule de se déplacer en marche avant, mais uniquement en marche arrière pour éviter les collisions frontales". Mais seulement en Normandie, où 26 véhicules sillonnent les routes de la région depuis le 23 avril.

Jean-Bernard Dufourd n'est pas Emile Girardin, le journaliste et homme politique du XIXe siècle, auteur du fameux " Gouverner, c'est prévoir ".

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Le dispositif de radars embarqués privés doit être étendu à toute la France d'ici à 2020, avec à terme 383 véhicules. Selon Jean-Bernard Dufour, l'installation d'une caméra embarquée "peut entraîner une perte d'attention et de fait la maîtrise du véhicule par son conducteur, cause de manœuvres dangereuses et accidentelles". Le maire de cette commune du Médoc d'un millier d'habitants s'est appuyé sur un article du code de la route qui stipule qu'il est "interdit de placer dans le champ de vision du conducteur un appareil doté d'un écran ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation". Et s'il est bien conscient que la préfecture pourra retoquer son texte, il espère tout de même qu'il aura un "effet boule de neige" et que d'autres communes l'imiteront, indique France bleu.

L'article 2 de cet arrêté précise tout de même qu'il "ne s'applique pas aux services de police et de la Gendarmerie Nationale" car le seul combat que mène l'élu, c'est celui contre la privatisation de la sécurité routière. Et puis nous avons des gens dont c'est le métier, alors on n'a qu'à donner des moyens supplémentaires à la police et à la gendarmerie au lieu de déléguer des tâches à des sociétés privées.

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