Paris veut "protéger les intérêts des entreprises" — Sanctions contre l'Iran

Paris veut

En décembre 2016, Boeing et la compagnie nationale Iran Air ont signé leur plus important contrat en près de 40 ans, pour l'achat de 80 appareils.

En entrevue mardi soir à l'émission 24/60, il a indiqué que les sanctions imposées par le président américain " vont susciter encore plus de difficultés dans ses relations avec les alliés, encore bien plus pratiquement qu'avec l'Iran ". Boeing avait alors indiqué que ces contrats allaient permettre de soutenir des " dizaines de milliers " d'emplois aux Etats-Unis mais a indiqué mardi qu'il se conformera à la décision de la Maison Blanche de rétablir les sanctions.

Interrogés notamment sur l'avenir des ventes d'Airbus à l'Iran, les conseillers d'Emmanuel Macron ont répondu que "les choses avaient déjà commencé à se gripper" dans l'attente de la décision de Donald Trump.

De son côté, Airbus a enregistré des commandes d'Iran Air Tour et Zagros Airlines pour 100 avions au total - dont des A320neo - pour près de 20 milliards de dollars au prix catalogue. Elles devront les supprimer si elles veulent continuer à opérer librement des vols transatlantiques. Du coup Renault-Nissan, PSA et Volkswagen seraient impactées.

Autre secteur particulièrement affecté, celui de l'automobile.

Syrie: 9 soldats pro-régime tués lors d'un tir de missiles israélien
Au moins 9 soldats iraniens pro-régime ont été tués, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les télévisions d'État ont, elles, diffusé des images de la zone en feu.

Il en va de même pour l'hôtelier français Accor, qui a ouvert un hôtel en Iran en 2015, de la chaîne espagnole Melia Hotels International et du groupe émirati Rotana Hotels, qui ont fait part de leurs projets de s'implanter en Iran.

L'annonce du retrait américain de l'accord iranien "pose la question non pas de la pérennité, mais de la rentabilité des investissements " en Iran pour les deux groupes, note Invest Securities. "Mais il n'a pas complètement fermé la porte aux deux avionneurs: " certaines compagnies " sélectionnées " au cas par cas " pourraient obtenir des dérogations ou de nouvelles licences dans les trois prochains mois selon Steven Mnuchin, qui rappelle le but principal du rétablissement des sanctions envers l'Iran, " empêcher l'Iran d'accéder au système financier américain ".

TOTAL a signé en juillet 2017 un accord avec l'Iran en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, avec un investissement initial de l'ordre d'un milliard de dollars. Le groupe avait prévenu que le maintien de cet accord dépendait de la position de Washington sur le nucléaire iranien.

Le groupe français a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement dans ce projet, précisant toutefois qu'il disposait de plusieurs options pour se désengager en cas d'évolution de la situation, l'une d'entre elles pouvant consister à revendre ses parts dans South Pars au groupe chinois CNPC.

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