A travers ces deux projets de loi, le Gouvernement va mettre en œuvre les mesures les plus destructrices de l’Histoire contre la médecine libérale !

La loi de santé orchestre l’étatisation du système de soins et place les médecins libéraux sous la double tutelle des ARS et des hôpitaux. Elle met un terme à la liberté d’installation, satellise la médecine libérale spécialisée, écarte les cliniques privées du service public hospitalier et, pour couronner le tout, démantèle la convention médicale nationale. Une telle réforme relève de la provocation pour les médecins libéraux. Quoiqu’en dise la ministre de la Santé, c’est bien ce qui est écrit dans le texte, et à ce jour, aucun autre ne circule.

La Loi « Croissance et pouvoir d’achat » héritée de M. Montebourg va impacter de plein fouet tous les médecins libéraux au-delà des ophtalmologistes et des biologistes visés par des mesures spécifiques très délétères. Le Gouvernement veut ouvrir le capital des sociétés d’exercice libéral (SEL) aux investisseurs non professionnels, c’est-à-dire aux groupes capitalistiques, qui s’empareront des cabinets pour salarier les médecins et les faire travailler aux fins d’enrichissement de leurs actionnaires. Pour la CSMF, un tel scénario est inacceptable.

A cela s’ajoute le déclassement de la valeur de l’acte médical, qui n’a plus de lien avec sa valeur réelle et est totalement déconnectée de l’échelle des services. Les médecins libéraux sont ulcérés de voir que le Gouvernement leur refuse toute revalorisation, alors même qu’il prétend les mobiliser sur de nouvelles formes de prise en charge.

Pour toutes ces raisons, la CSMF appelle les médecins libéraux, comme elle l’avait promis, à passer à l’action et à se mobiliser pour exprimer leur rejet de cette politique en participant massivement à la « journée sans professionnels libéraux du 30 septembre » organisée par l’UNAPL. Ceux qui le peuvent sont appelés à reporter leurs consultations et à fermer leurs cabinets ce jour-là, les autres sont appelés à s’associer à cette action sous la forme qu’ils choisiront comme la distribution de tracts à leurs patients ou encore une fermeture partielle de quelques heures. Ce qui importe, c’est la mobilisation de tous pour cette action.